Journée DFD à chaud

*dépoussière le blog*

Bonjour bonjour. Alors déjà, je sais que ça fait looongtemps, mais l’année a été très chargée, et puis en fait… Avouons le, j’ai couvert tellement de sujets de la vie quotidienne que j’ai beaucoup moins d’éclairs de génies qu’avant. Je vais essayer de recenser tous mes articles, mais on a un bon quota là ! J’ai des brouillons qui traînent aussi, des articles jamais finis… Dont un fameux sur la fatigabilité ou le « VIE SOCIALE, ETUDES OU VIE QUOTIDIENNE : CHOISIS EN DEUX ou dors 12h par nuit à la limite »

Donc !!! Hier j’étais invitée à l’AG annuelle de Dyspraxie France Dys, et déjà ça m’a beaucoup touché qu’on pense à moi, et qu’on m’appelle pour parler à la table ronde jeunes adultes. En plus je râle depuis des années que souvent on fait parler les parents et/ou les spécialistes à la place des enfants déjà grands et moi j’aime pas qu’on parle à ma place. Mais alors vraiment pas. Et les spécialistes je trouve ça encore pire, c’est trop abstrait pour moi…

Du coup c’était trop chouette de parler de tout ça moi-même. En plus j’ai rencontré pleins de jeunes de mon âge, et c’est vrai qu’en fait, en dehors d’internet, j’étais un peu toute seule… Donc le contact s’établit super facilement, ça passe tout de suite, et puis on se marre beaucoup. Ce qu’il se passe souvent c’est que quelqu’un va raconter quelque chose, et soudain c’est le « OH MON DIEU MAIS MOI AUSSI », c’est d’ailleurs arrivé plein de fois à la table ronde, et surtout avec Laurie avec qui j’ai beaucoup de points communs. Enfin tout le monde était super cool, et puis y’a une ambiance de compréhension forcément, donc si j’avais besoin de sortir pour le bruit pas de problèmes. En plus je trouve ça rigolo d’être avec des parents aussi, parce qu’ils s’occupent aussi beaucoup des enfants des autres j’ai l’impression :p. (faut que j’embarque ma maman la prochaine fois)

Le parrain de l’association, Renan Luce, est passé nous voir, et maintenant je peux embêter ma grande soeur parce qu’elle l’aime beaucoup et puis comme ça elle sera obligée de venir aux prochaines AG (niark niark niark). On a du coup regardé le court métrage sur la dyspraxie réalisé avec lui.

J’ai beaucoup aimé parce que ça inclut tous les âges, et puis ça m’a rassuré de voir un grand dys prenant son premier appart tard lui aussi… J’ai vu tous mes ami.e.s prendre leur indépendance dès 18 ans et ça me complexait un peu..

Pour la table ronde d’ailleurs, moi ce que je retiens c’est qu’il faut jamais dire « un dyspraxique ne pourra jamais faire ceci ou cela », parce que y’a pleins de choses qui a priori paraissent impossibles qui le deviennent avec des adaptations, de la bienveillance et beaucoup de ténacité.

‘Fin personnellement, quand je me suis mis en tête de faire quelque chose, c’est difficile de me faire changer d’idée de toute façon alors je finis par le faire… Je crois qu’on est beaucoup de dys comme ça :p. On a tous.tes des choses comme ça, par exemple moi je me sentirai jamais de faire de la danse mais je sais maintenant que d’autres dys en font (chapeau, je suis toujours impressionné de voir tous les trucs différents qu’on arrive à faire). Bon Daniel Radcliffe a fait du Broadway et des claquettes aussi. Des CLAQUETTES.

Et j’ai mes propres exemples à moi qui cassent un peu les trucs établis : m’étant mis en tête depuis enfant de vouloir dessiner, j’ai un niveau de dessin assez correct maintenant (par contre le handicap étant bien là y’a un moment ou je ne progresse plus du tout, et en dix ans j’ai toujours rien compris à la perspective mais bon hein, on s’en fiche, c’est un passe-temps). D’ailleurs je pense qu’autant dessiner étant petite m’a aidé à pas couler niveau écriture. Clairement beaucoup des activités que j’ai fait dans l’enfance ont fait un peu réeduc sur certains trucs.

En fait, avec plus de temps et de compréhension, je pense réellement qu’on peut tout faire. Mais c’est aussi facile d’être frustré et de se décourager quand quelque chose est difficile, alors il faut quand même un entourage cool, et du temps. Beaucoup de temps.

Une autre chose qui m’a plu, c’était de pas parler que d’école. Personnellement c’est la vie quotidienne plus que l’école le premier de mes problèmes, et puis c’était aussi appréciable de parler de sports et de loisirs vu que pour ma part ça m’a beaucoup aidé, et puis ça aide à savoir qu’il y a une vie hors de l’école…

Dernier point, les déléguées de l’Ain m’ont toutes sauté dessus quand j’ai dit que j’allais commencer mon stage là bas la semaine prochaine, donc je sais que je vais pouvoir les voir si j’ai besoin d’aide !! Vu que j’ai un peu peur (reprendre de l’autonomie..) c’est rassurant !!

Un grand merci à tout le monde pour cette journée, à Nicole pour l’hébergement et sa gentillesse aussi !

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Merci aussi pour les cadeaux, et surtout le prospectus sur le permis qui va bien servir. J’ai testé la clé usb par contre, et j’ai du réinstaller le logiciel parce qu’Avast a cru que c’était un virus et l’a effacé -_-« ‘ méchant avast. Ma maman aime beaucoup les dysaventures !!

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Tuyaux pour petites et grandes angoisses

On le sait tous, je suis assez stressée. On parle d’imprévus et de petites choses  ou alors de problèmes sensoriels (ici ou ici), ou encore de peurs sociales.

Après, c’est aussi parfois les deux ensemble, le stress entrainant la sensibilité ou inversement ! J’ai donné des conseils dans les articles concernés pour les problèmes sensoriels, aujourd’hui on va plutôt s’attaquer au vrai stress, à la peur, aux angoisses quoi.

Parlons peu parlons bien, je ne suis pas la mieux placée pour aider. J’ai eu de gros problèmes pour pouvoir gérer tout ça cette année, grande pratiquante des stratégies d’évitement pour ne pas avoir à faire face ! Ceci dit les crises d’angoisses arrivent quand même, par exemple quand j’avais beaucoup de devoirs et de travail et que juste travailler me semblait insurmontable — ou quand je devais aller dans un nouvel endroit, ou quand je faisais les courses (mais c’était souvent sensoriel aussi).

Alors les conseils qui suivent ne sont pas tous les miens, certains ont été glanés sur le net anglophones, certains testés tout de même. A essayer en situation de crise pour certains, ou avant pour d’autres.

  • Compter

L’angoisse monte, la respiration se coupe et les pensées partent dans tous les sens, je panique… Je m’arrète, et je commence à compter. Ca permet de se concentrer sur les nombres, et du coup les pensées partent moins en cacahuetes. Il y a aussi de nombreux exercices de relaxation ou il faut compter d’ailleurs, mais en respirant.. J’essaie de compter lentement et du coup de respirer en rythme mais ça ne marche pas toujours.

J’ai lu quelque part que de décrire les objets d’une pièce marche de la même façon.

  • Répéter des phrases dans sa tête

A un moment quand je n’arrivais pas à dormir et que j’avais du mal à respirer, je récitait un de mes monologues de théâtre dans ma tête. C’était magique, ça calmait tout de suite. Dans les moments de grosses angoisses, je me répète des phrases que j’aime bien, souvent celles qui ont une signification assez forte pour moi et qui me rassurent. Donc des phrases de game of thrones en fait :p. Le « Fear cuts deeper than swords » (La peur est plus tranchante qu’aucune épée) d’Arya m’est toujours très utile par exemple ! Ca a un peu la même fonction que de compter, mais en même temps ça me fait penser à des choses rassurantes et qui me donnent du courage. C’est un peu me dire « tu peux y arriver ».

Le seul truc c’est que mes situations anxiogènes sont beaucoup moins épiques que dans Game of thrones, donc je me retrouve au rayon fromage du supermarché en train de me répéter « Je suis la lionne de Casterly Rock ».

Sinon ça va bien.

Des fois je fais aussi semblant d’être un personnage qui est plus courageux que moi. Je me dit que si ce personnage n’a pas peur je devrais pas non plus !

  • S’occuper les mains

Bon alors ça dépend ce qu’on peut faire. C’est toujours à la mode les rainbow loom ? Parce que quand je suis stressée souvent je me fais des bracelets en elastique. C’est très répétitif, alors ça force à se concentrer sur le geste, et perso ça me calme.

Sinon je m’amuse a trier les elastiques par couleur. Ce genre de choses, donc, des gestes simples et répétitifs.

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Oui j’en ai fait beaucoup pendant un moment… Mais en plus j’aime bien les porter parce que je peux les triturer et jouer avec pendant la journée.

Sinon j’ai des jouets que j’emmène partout avec moi, c’est des objets familiers qu’on peut triturer pour se calmer, comme le tangle montré dans un article précédent, ou des choses comme ça (mais ceux qui sont tout petits, sinon c’est quand même pas très discret en société :D)

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Quand j’étais plus jeune c’était des « porte bonheurs », comme des petites peluches ou des portes-clés — des choses assez petites pour tenir dans une poche.

Je connais des gens qui font des coloriages, d’autres de la broderie — pour des dyspraxiques c’est un peu plus difficile de trouver une activité qui soit assez simple et pas frustrante. Le résultat n’est pas le plus important, mais bon le but ce n’est pas qu’on s’énerve dessus ! Des petits jeux sur internet peuvent remplir le même but, aussi, à condition de choisir quelque chose de calme et simple. A un moment je jouais à ça , c’est pour faire des dessins avec du sable !  (cliquer pour faire tomber le sable, cliquer sur le petit rond dans le coin pour changer la couleur)

  • S’isoler si c’est possible

Des fois c’est juste ce qu’il faut faire, s’isoler et écouter de la musique calme, j’ai des playlists exprès. Regarder un film, lire un livre, faire des choses pour se distraire. Souvent ça marche mieux pour les petits moments de stress par contre, pas quand c’est déjà parti trop loin. Prendre du temps pour soi.

  • Marcher et prendre l’air

C’est simple, c’est dit et redit et ça ne marche pas à tout les coups, mais parfois ça vaut le coup d’essayer.

  • Des sons agréables

J’ai des playlists de musique calme, mais j’ai aussi certains sons qui me calment. Ca dépends de chacun, mais j’aime particulièrement les sons de pluie — j’utilise rainymood assez souvent.

 

Voila voila, ma maigre contribution ! Après ce sont des petites choses, pour moi ça ne suffit pas toujours mais ça aide en attendant d’avoir un vrai traitement.

Angoisses et imprévus

Quand je fais des crises de panique, la plupart du temps c’est en fait des surchages sensorielles, parce qu’il y a trop de monde dans le magasin ou dans le bus, parce que j’ai trop socialisé et j’en peux plus, parce que des gens parlent trop fort. Mais il y a les autres aussi, les vraies, les anxiétés et autres petites angoisses du quotidien qui sont plus ou moins intenses selon la période, et qui peuvent même paraître plutôt ridicule. J’ai toujours dit que je gérais bien les imprévus, mais j’ai bien pu voir récemment que.. en fait BOF. Enfin, imprévus, ou plutôt situations non anticipées. Certains imprévus, on peut les anticiper.

Enfin je crois qu’en fait pour être précise il faut que je retrouve des exemples dans ma tête, et j’en ai un particulièrement ridicule qui m’est arrivé récemment : j’ai piqué une crise en descendant chercher ma lessive à la laverie parce que quelqu’un avait sorti mes vêtements pour les mettre dans un sac.

Bah oui ! Je descends, prête à récupérer tout ça dans la machine, et quand j’arrive, je ne vois pas ce que j’attendais, et mon cerveau court circuite en trois secondes. J’ai juste le temps de mettre tout ça dans mon panier à linge, prendre l’ascenseur avant que les larmes ne montent. Alors qu’est ce qui se passe, là ? Sur le moment j’ai du mal à comprendre, moi même, mais c’est une combinaison de plusieurs choses.

  • QUELQU’UN A TOUCHE MES VETEMENTS. QUELQU’UN A MIS SES MAINS DESSUS. HAAAAH. Sans être phobique des germes, j’aime pas que des inconnus touchent mes affaires. Beurk. J’ai une impression de saleté.
  • Je ne connais même pas la tête de l’inconnu en question, je ne peux même pas me faire une image de QUI a touché mes fringues.
  • CA SE TROUVE C’EST UN MEC ET IL A VU MES CULOTTES (celle ci est légitime !!)
  • C’est comme une intrusion, comme si quelqu’un était entré dans mon appartement quand je n’étais pas là et ça me stresse.
  • C’est un événement totalement inattendu et donc brutal pour moi, d’autant plus qu’il implique une autre personne. Dans ma tête en descendant, j’avais pas ça du tout et ça m’a complètement prise de cours.

Fort heureusement j’ai pu abréger la crise en me posant directement devant un film, mais cela ne marche pas toujours. Plus qu’une peur des imprévus, c’est l’inconnu qui me perturbe, surtout quand ça implique des gens. Une fois j’ai failli annuler un bénévolat car le voyage en train initialement prévu risquait de se finir en bus et je n’avais jamais pris de bus avec la SNCF, de plus dans un endroit inconnu (c’était déjà beaucoup d’y aller, mais le train je connais !), le tout en larmes devant ma mère parce que aaaah stress. Et si ça se passe mal ? Je ne sais pas ce qu’il faut faire ? Et si je me perds ?

J’ai aussi piqué une crise dans un magasin parce qu’on m’a demandé de poser mon sac à dos, en sachant que j’étais déjà en état de stress assez intense parce qu’il y avait foule dehors.

Toutes ces choses, je suis généralement capable de les gérer si je suis avec une personne de confiance (amis très proches..), mais si je suis toute seule ça monte très très vite. Il faut juste savoir que je ne le fais pas exprès ou pour « en faire trop », ce n’est pas drôle pour moi non plus.. Parfois ce n’est rien mais c’est juste « la goutte d’eau » d’une journée fatigante ou d’une période stressante, ou à un moment ou il y a déjà trop de bruits ou de gens pour moi.

Ces derniers temps ma vie est bien réglée alors ça fait longtemps que ça n’est pas arrivé depuis octobre (j’ai été malade assez longtemps et toute seule ici, pour le coup je les enchaînait les crises de panique. Je suis même allée aux urgences un jour parce que je croyait que j’allais mourir en prenant un doliprane de trop -_-‘ à hyperventiler toute seule haha. Heureusement que j’ai des anxiolytiques de prescrits quand même.)

Après il y a les autres choses… Comme parler à des inconnus, le genre de choses que j’évite. On a un super bureau au service culturel de la fac mais j’ai peur d’y aller, haha. Et puis je sors beaucoup moins que les gens de ma classe à cause de ça, mais aussi parce que je n’aime pas trop ça et je préfère éviter de trop me fatiguer ou de me surcharger, ou des fois il faut téléphoner pour commander les billets… Le samedi, les rues sont noires de monde alors je préfère rester à l’intérieur et me promener le dimanche ou pendant la semaine. Les courses, je les fais toujours le lundi tôt dans l’après midi ou dans la semaine quand il n’y a personne.

 

Un cours de sport pas comme les autres

Le sport et moi, on a jamais été très amis. Il est dur d’apprécier le sport quand depuis petite, on est toujours, toujours, toujours bonne dernière dans n’importe quelle discipline*, quand on voit les autres faire tout si facilement alors que pour nous, tout est affreusement compliqué. Et c’est d’autant plus dur quand bien sûr, on a subi l’EPS au collège en tant que dys non diagnostiquée. On a de quoi faire en terme d’angoisse et de larmes : le sentiment d’être complètement à côté de son corps, les autres qui se moquent et qui te hurlent dessus en sport collectif, les profs qui râlent aussi, et bien sûr l’enfer de la constitution d’équipe où, bien sûr, on sera la dernière à attendre d’être choisie.

* (sauf peut être l’escalade. j’aimais bien.)

Et même avec un diagnostic, en fait. Les profs ne sont pas éduqués, et comme on a un handicap invisible, on a juste l’air de pas faire d’efforts. Je n’ai pas oublié la prof d’EPS que j’ai prévenue un jour, avec beaucoup de difficultés parce que je venais tout juste de recevoir un diagnostic… et qui m’a collé un 6/20 en volley alors que j’ai travaillé très dur tout au long du trimestre. Donc oui, je pourrais dire que comme beaucoup de dys ou aspergers, je suis traumatisée du sport.

Reste qu’il paraît que c’est bien. J’ai toujours été très très sceptique face au discours « le sport ça rapproche les gens et ça apprends la fraternité », parce que moi ce que ça m’a appris, c’est comment un groupe peut se monter contre la personne la plus faible et comment le fait de porter un survêtement est la parfaite excuse pour trouver tous les défauts physiques de l’autre. Je pense que les gens qui disent ça n’ont pas tout compris. Je pense aussi que forcer des ados qui n’ont PAS ENVIE de faire du sport, sans prendre en compte leurs différences, ça finit forcément mal.

Là ou j’essaie d’en venir, c’est qu’au début de l’année, j’ai tout de même décidé de prendre le pack sport pour avoir accès à des activités avec la fac. L’idée de base, c’était la natation. C’est bien, la natation, pas trop besoin de relations avec les autres, et a priori je suis plutôt à l’aise dans l’eau (j’adore nager), même si j’ai de grosses lacunes (en gros je ne sais nager que la brasse. En mode enclume.).

Et puis manque de chance, les heures ne me convenaient pas. J’ai pensé à trouver autre chose.

Du handisport.

« Le S.U.A.P.S vous propose des activités handisport (U.E.O,Bonifiant, Loisirs). Ces activités sont regroupées dans un cours spécifique, ouvert à tous, que vous soyez en situation de handicap ou non.
L’esprit en est résolument tourné vers la découverte de sports différents et l’échange tant physique qu’intellectuel entre les étudiants, au travers de pratiques mixtes.

La mixité est l’élément majeur recherché : c’est l’occasion d’une pratique entre camarades de promotion qui, sans matériel adapté, ne pourraient pas partager ces moments d’apprentissage, de plaisir et d’échange autour d’une activité sportive. »

Du sport adapté, on pourrait dire, non ? Et même si mon handicap n’est pas celui d’une personne en fauteuil, ou un handicap sensoriel (les handicaps cognitifs comme les troubles dys ne sont JAMAIS mentionnés dans les discours sur le handicap, malheureusement), c’en est toujours un, SURTOUT dans la pratique du sport. Les aménagements dont j’ai besoin sont plus psychologiques que matériels si je peux dire (explications claires, encouragements, voir que je fais des efforts par exemple). Je me dis en m’inscrivant à ce cours qu’en plus, je pourrais rencontrer d’autres personnes handicapées, quel que soit le handicap, ça pourra être chouette et intéressant. Je me surprends même à rêver de rencontrer d’autres dys.

OU PAS.

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*RETOURNEMENT DE SITUATION AVEC UNE MUSIQUE DRAMATIQUE EN FOND* 

Comment dire, j’arrive au cours toute contente bien qu’appréhendant, et la première chose que j’entends c’est « mais je crois qu’il y a que des valides dans le groupe cette fois. »

AH. Et moi, où est ce que je me situe ? Valide ? Pas valide ? A moitié valide ? Et puis tous ces élèves, je ne les connais pas, quand ils me voient, ils ne voient pas une personne handicapée. Je dis ? J’explique ? Je dis rien et reste considérée valide ? Et puis si je le dis, ils vont sûrement me dire que je n’ai pas un vrai handicap, de toute façon, non ? (très honnêtement, j’entends ça presque à chaque fois) Ou alors on va encore me sortir que je suis dyslexique (ça aussi, presque à chaque fois. Je devrais faire une liste de phrases en fait.)

C’est probablement ce qui me traverse l’esprit à chaque fois que je me demande si je dois en parler, à vrai dire. Et là c’est d’autant plus la panique, que c’est un cours de sport, et puis, là, je me sens un peu seule, du coup. Et je m’énerve un peu. C’est quand même un cours qui est censé mixer les valides et les handicapés, à la base, et je me retrouve toute seule, à devoir expliquer mon handicap invisible à des personnes qui vont pas forcément comprendre ! Ce n’est pas juste, je suis une minorité comme d’habitude..

Mais bon, je suis changée, j’ai réussi à échanger quelques mots avec mes collègues ce qui est plutôt magnifique vu ma panique et ma timidité, et c’est parti. Aujourd’hui et pour les 5 ou 6 séances à venir, c’est basket fauteuil. Du basket. Moi qui n’ai jamais réussi a dribbler ou à attraper un ballon, et qui déteste les sports d’équipe. Je flippe encore.

On doit aller chercher les fauteuils et mettre les roues dessus. Evidemment je suis un peu perdue et doit demander de l’aide plusieurs fois (« tu clippes la roue comme ça ! » hmmmm quoiiii ?). Une fois que c’est fait, on s’installe chacun dans un fauteuil, et puis le prof nous explique un peu deux trois petites choses, et on part faire des tours de gymnase ; en échangeant de fauteuil avec quelqu’un de temps en temps puisqu’ils sont tous différents. Que dire, il faut appréhender l’engin, mais globalement je trouve ça assez amusant, et tout le monde galère un peu. Un bémol sur ce fauteuil qui me faisait paniquer parce qu’il avait l’air de partir vers l’arrière parfois, malgré la roulette, me faisant pousser des cris d’écureuil paniqué (des. des cris aigus quoi. style « SQUIIIIIIH »)

Viens le temps de la présentation. Le prof qui se présente, et explique un peu plus le principe du cours. Découvrir que le handisport est autant un sport que les autres, et que les personnes handicapées sont autant des personnes que les valides si je peux dire (c’est pas évident pour tout le monde !), et toutes ces choses avec lesquelles je suis bien d’accord.  Le handisport pour les valides sert ici à leur faire comprendre, par le corps, dans quelle situation peut être une personne handicapée.  Et des choses comme le basket fauteuil qu’on a pratiqué ce jour là, je dois dire que ça marche aussi pour expliquer un peu la situation d’un dyspraxique. Je développerai ça plus tard. Chacun-e se présente et dit dans quoi il-elle étude, pourquoi il-elle est là. Je détonne en Arts du Spectacle, alors que tout le monde vient de psycho, droit ou carrières sociales.

« Et toi qu’est ce qui t’amènes ici ? »

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« …. B-Bon euh eh bien en fait j’ai un petit handicap qui s’appelle la dyspraxie, c’est pas exactement pareil que ce dont on parle, et, euh, ça m’a un peu amenée ici, euh voila »

Je m’attends au grand blanc, au « QU’EST CE QUE C’EEEEEST », à des questions, à tout, sauf à « oh okay » du prof et tout le monde qui réagit de la même manière, c’est cool, c’est normal. Et après, le prof m’inclut quand il parle du handicap, en tant que personne handicapée.

Je–

C’EST MAGNIFIQUE.

Donc déjà, j’ai le sourire, je panique beaucoup moins.

Et la suite du cours ? Soyons clair, c’est dur pour tout le monde. Certes, je suis un peu lente, mais au final je suis à peu près égale aux autres, et c’est bien la première fois. On fait des exercices, avec ou sans ballons, pour acquérir plusieurs réflexes (j’ai cassé quelques ongles à l’apprentissage du freinage), pour apprendre à ne pas se foncer dedans (plus dur que ça en a l’air !), etc. Tout au long, on est plutôt pas mal encouragés, jamais vraiment critiqués, plutôt conseillés. En ce qui concerne mes collègues, ils sont tous compréhensifs.  Bref, c’est cool, et c’est rigolo. Après, on a fait des matchs et je me suis franchement amusée, et on a beaucoup ri. ET LE PROF A JOUE. JE REPETE. LE PROF A JOUE AVEC NOUS AU LIEU DE RESTER DANS UN COIN A NOUS CRIER DESSUS. (oui j’ai de magnifiques souvenirs de mes profs de collège/lycée…)

C’est très, très rafraîchissant d’entendre un prof me dire « C’est bien ! » en SPORT, de me sentir encouragée. Je suis sérieuse. Je n’ai pas l’habitude, vraiment pas.

Et en fait, je trouve le basket fauteuil plus adapté pour moi que la discipline des valides. C’est tout bête : en fauteuil, je ne dois m’occuper que des mes bras, et de mon buste. Pas de mes jambes (même s’il faut vraiment que j’arrête de lever les fesses dès que je veux marquer un panier, ooouuh). Courir en faisant attention à plein d’autres choses, c’est dur. Utiliser mes bras et mes jambes en même temps, c’est dur.. N’utiliser que la partie haute du corps, ça me facilite un peu les choses.

Comme je l’ai dit, je pense que d’être un peu plus en situation d’égalité avec les autres aide bien aussi.

Et puis en fauteuil, on a plus d’espace personnel, je me soins moins menacée quand quelqu’un s’approche, on a une plus grande « bulle » autour de nous (ce qui amène quelques collisions aussi parce qu’on s’en rend un peu moins compte)

Quand après les matchs, on énumère les difficultés par rapport au basket valides, certaines me sont particulièrement amusantes. « C’est dur de faire des passes » : Je ne savais pas en faire debout non plus…  « c’est dur de marquer au panier » : ça ne change rien pour moi encore une fois.

Je ne suis donc pas en fauteuil, mais d’une certaine manière ça met quand même les autres en situation de dyspraxie : être perdu sur le terrain, ne pas savoir comment faire le mouvement qu’on veut faire (faire les virages en fauteuil est encore assez laborieux), devoir réfléchir tout le temps et rater la moitié de ses passes parce qu’on arrive plus à juger les distances… ça m’est très, très familier.

C’est donc très, très positif, c’est bien la première fois que je m’éclate en sport et que j’ai pas envie de pleurer parce que je n’y arrive pas, que je me sens intégrée, et écoutée. Je me suis vraiment amusée, j’ai bien ri, et je suis super fière de moi, même si je suis rentrée épuisée, avec les ongles en sang (les freinages…)

A la fin, on m’a posé des questions sur la dyspraxie, mais gentiment, sans m’agresser. Je suis en train de me dire que je ferai bien une petite « simulation dyspraxie » si j’avais le matériel d’ailleurs, un jour peut-être.

Ces prochaines semaines, on va continuer le basket, mais par la suite on va apprendre à connaître d’autre disciplines de handisport, pas forcément pour les handicaps moteurs d’ailleurs. J’en présenterai peut-être d’autres ici.

Le handisport c’est chouette !

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Indépendance..

Et voilà, ça fait bien deux semaines que je suis installée à Tours, dans mon nouveau petit chez moi.  L’adaptation n’a pas été sans péripéties, mais heureusement, je suis pleine de ressources (haha.) !

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On ne sait jamais.

Que dire, que dire, la première semaine était plutôt tranquille, les cours n’avaient pas commencé alors j’ai pu mettre à l’épreuve mon légendaire sens de l’orientation pour visiter la ville. Et en fait, elle est plutôt simple pour se repérer. Enfin, quand on ne sort pas du centre ville, j’imagine… Pour aller de la gare à la fac, il suffit de suivre le tram ! J’ai pu prendre mes marques, que ce soit dehors (bon, je me trompe encore de bus des fois et c’est la panique), ou dans l’appart’ (LA CUISINE).

J’ai l’avantage d’aimer la nourriture simple, alors bon je me débrouille (des pââââtes). On croise les doigts, je n’ai pas encore eu d’accidents (à part quelques fois ou je me suis un peu brûlé les doigts, mais ça.. une routine !)

Heureusement que je ne suis pas quelqu’un qui aime être sociable, parce que bon là, je connais personne. Je me débrouille, je fais ce que j’ai à faire, mais on peut pas dire que je sois au top niveau anxiété. DES INCONNUS. DES INCONNUS PARTOUT. DES ENDROITS NOUVEAUX PARTOUT. Je fais de gros efforts puisque j’ai réussi à passer un coup de téléphone cette semaine (je suis phobique du téléphone), mais j’ai encore du mal à rester calme quand je sors.. Heureusement que les casques à musique existent ! Je n’ai pas trop de repères ici alors forcément c’est plus difficile que dans la ville où je suis née, et ça s’en ressent. J’évite tous les regards et je marche en regardant mes pieds.. Heureusement, dès que je rentre à l’appartement ça va mieux, je pense qu’il est là, mon repère. C’est déjà tout décoré à mon goût, et c’est vraiment mon endroit.

Cette semaine j’ai aussi commencé les cours, et, comment dire… Je n’ai jamais vu un bâtiment de fac aussi compliqué. C’est à dire que ma fac à Dijon, c’est un bâtiment rectangulaire, donc l’emplacement des salles est juste linéaire, c’est tout bête (bon il y a le problème des extensions, mais le pire qu’on pouvait faire c’était de se tromper de côté). A Tours, c’est un bâtiment qui « s’enroule » autour d’une cour centrale d’après ma très mince compréhension. Avec pleins de couloirs, certains minuscules (pourquoiiii). Du coup je comprends pas trop la logique des salles et je passe mon temps à tourner ! Il y a aussi des escaliers partout qui ne mènent jamais au même endroit. C’est Poudlard… Le fonctionnement est également différent (celui de la photocopieuse est, à ce jour, toujours un mystère), donc je suis assez perdue et me contente de trouver mes salles et d’écouter en classe. C’est déjà pas mal !

Je n’ai eu que très peu de cours vu que c’est la première semaine, mais l’atelier théâtre en anglais (!!) était assez mouvementé. J’ai eu de gros problèmes de tension et de posture (en même temps, faire des exercices avec les inconnus de ma nouvelle classe, ça risquait d’être difficile !!). Le cauchemar des profs de théâtre 😀

« DÉTENDS TES ÉPAULES »

« DÉTENDS TES MAINS »

(vous venez de me demander de regarder mon partenaire dans les yeux je risque pas de me détendre)

(j’ai regardé son nez pendant tout l’exercice ;))

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Les mains « clignotants », disait le prof de théâtre.

Oh, et j’ai donc appelé le CRA. Mais il me faut une lettre d’un psychiatre avant d’avoir le moindre rendez-vous diagnostic, et je sais pas où aller. LET THE FUN BEGIN.

Victoires,suite d’études, futur et nouveaux départs (?)

Un petit article plus personnel pour, euh.. faire le point ?

Jusqu’à maintenant, je vivais encore chez mes parents, parce qu’on est pas bien loin de la fac. Bon on peut pas dire que ça m’enchantait, c’est dur de cohabiter, surtout quand tout le monde a des habitudes contraires aux miennes, et des fois sensoriellement c’est l’enfer (BAISSEZ LE SON DE LA TELE GRR). Bref. Je me suis mise en recherche de master en mai, j’ai eu des réponses définitives en juillet (je peux vous dire que l’attente était du genre bien horrible..)

Je suis acceptée en master Culture et Arts du Spectacle à Tours. Ce n’était pas mon premier choix, mais ça reste une bonne nouvelle parce que bon, il est sympa ce master et je vais pouvoir faire ce que je veux (travailler dans des théâtres ou gérer des festivals, etc. BONJOUR J’AI PEUR DES TELEPHONES ET DES GENS ET JE VEUX FAIRE DE LA COMMUNICATION. MAIS QU’ELLE EST DRÔLE.).

Le truc c’est que voilà !! Mon dieu ça y est ! Je pars de la maison, je vais vivre TOUTE SEULE et gérer ma vie TOUTE SEULE et faire à manger TOUTE SEULE et les courses et être dans une ville où je n’ai jamais mis les pieds et où je ne connais personne !

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QUE DIRE. L’excitation a tendance à laisser place à la peur. Le changement ça me réussit pas. SURTOUT le changement de classe, je déteste devoir faire connaissance et m’habituer à de nouvelles personnes quand ça se passait bien dans la classe précédente. Et cette année je n’aurai pas une copine à suivre partout pour m’aider à faire connaissance avec les autres. ET SI JE ME PERDS ? ET SI JE BRULE L’APPART EN FAISANT A MANGER ? ET SI PERSONNE NE M’AIME ? ET SI EN FAIT JE SUIS NULLE ET JE RATE LA FAC ET MES PARENTS PAIENT L’APPART POUR RIEN ? ET SI JE SUIS MALADE ET J’AURAI TROP PEUR D’ALLER VOIR UN MEDECIN (sans rire, c’est mon genre)

Anxiété quand tu nous tiens. Je n’ai plus qu’à essayer de me calmer jusqu’à ce que je déménage, et essayer d’emporter des objets familiers (peluche, couverture d’enfant) pour me sentir chez moi une fois là bas. Haha. Au moins, je ferai un truc que j’aime, et du théâtre, et mon meilleur ami vit à une heure de Tours, et ils ont un peu le meilleur CRA du coin. Je pense aller les voir pour un éventuel diag asperger. 

 

Sinon, là je rentre d’une semaine de bénévolat au théâtre du peuple à Bussang et ça s’est très bien passé. Pour tout vous dire, j’ai fait une crise de panique une semaine avant de partir parce que le trajet sncf était pas comme d’habitude, je devais prendre un car alors que c’était pas ce qui était prévu dans ma tête, et j’ai jamais pris de car seule hors de chez moi, et du coup j’ai eu peur et j’ai pleuré et j’ai failli annuler. Oui oui. La veille du départ, j’étais super stressée aussi. Mais au final, j’ai vu des beaux spectacles, et c’était très étrange parce que j’étais pas aussi flippée socialement que d’habitude (même si j’avais mes réticences, non pitié madame je veux pas haranguer la foule). J’ai fait des choses dans ce contexte que je pourrais pas refaire ailleurs si on me le demandait, c’est super bizarre et quand même très chouette aussi, normalement je parle pas à des inconnus comme ça. Bon, j’ai quand même fait une bétise à un moment et j’ai fondu en larmes (j’ai été incapable de dire non à des gens et ça a posé de gros problèmes). En fait tout allait bien tant que je faisais les choses bien ! Dès que je faisais une erreur le risque était que je pleure.

Pendant les spectacles on devait parler tout bas alors j’avais des « temps calmes », et pendant les pauses j’allais me reposer dans la chambre si besoin. Super ambiance, tout le monde était très gentil ,(même si comme d’habitude j’avais peur qu’ils me trouvent bizarres ou me détestent tous.). Je pense d’être dans un cadre qui me passionnait a beaucoup aidé, on a beaucoup parlé théâtre !  J’ai même travaillé au bar ! (mais c’était dur et j’ai presque pleuré à un moment, jusqu’à ce que je découvre que j’avais qu’à faire la vaisselle pour pas prendre de commande ou gérer de l’argent. J’ai jamais autant lavé de verres et d’assiettes de ma vie.) . Arracher les tickets des gens au début du spectacle ou gérer la librairie était plus à mon goût que les autres tâches comme le parking ou LE BAR. :p

Enfin bon résultat, là je suis épuisée sur mon canapé, mais avec des spectacles pleins la tête.

Surcharges sensorielles et crises de panique

Les surchages sensorielles, l’hypersensibilité, j’en ai parlé, en fait : ici et ici. Je n’ai pas vraiment détaillé les crises de nerfs que je peux avoir quand tout devient vraiment « trop », et à vrai dire c’est normal, parce qu’une fois que la tornade est passée il est difficile de savoir comment je me sentais à tel ou tel moment ! J’ai réussi à trouver les mots récemment ceci dit, et j’ai compris que j’ai deux types de réactions : 

  • Je suis « éteinte », « ailleurs », « dans la lune » ; arrive le plus souvent dans certains centres commercial (bizarrement certains sont pires que d’autres), dans des soirées/fêtes, endroits bondés (gares)

Je me sens nauséeuse, j’ai l’impression que je vais m’évanouir et j’ai envie de pleurer. Trop. Trop de tout. Le monde extérieur m’avale et j’ai l’impression de disparaître sous tous ce bruit, ces gens, ces mouvements. Je me sens absente. Si je suis dans une foule, j’ai tendance à me protéger des gens avec mes bras devant mon visage et tout le monde me fait peur. En général c’est là que je m’arrête de parler parce que ça devient trop difficile, et si j’essaie je parle en monosyllabes, ma voix est basse et douce et un peu monotone ou trop aiguë au contraire. En plus, comme je me suis évanouie quelques fois dans des endroits publiques, si je suis forcée de rester debout, j’ai encore plus peur et je cherche à m’asseoir pour me calmer. J’ai envie de fuir ou de me cacher dans un coin. 

En général, si ça ne s’arrête pas je finis par fondre en larmes. (ça m’est arrivé de m’évanouir aussi, mais comme c’était il y a longtemps je sais pas trop si c’était lié). C’est un effondrement. 

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Triste et silencieuse telle Jon Snow qui fait la tronche sur sa banquise. 

 

  • Colère. Malheureusement, le plus souvent en famille, quand il y a du monde à la maison, beaucoup de gens qui parlent fort

Je suis nerveuse, épuisée, tout le monde parle trop fort et tout le monde m’énerve. On me parle et je n’ai pas envie de répondre, et quand je le fais je ne peux pas m’empêcher d’être sarcastique voire méchante, je ne veux pas qu’on me parle, ça m’énerve encore plus et je me sens attaquée. Pourquoi ils parlent tous si fort ? Personne ne me laisse tranquille et j’ai envie d’hurler et pleurer, mes yeux me piquent (je sais pas pourquoi mais à chaque fois), j’ai mal à la tête, je veux qu’ils se taisent, qu’ils me laissent tranquille, qu’ils s’en aillent tous. Occasionnellement je suis aussi stressée par quelque chose, un partiel le lendemain par exemple. 

En général si je ne peux pas aller me cacher quelque part ça finit de manière bien embarrassante puisque je fonds en larmes voire hurle sur quelqu’un (déclencheurs : me faire disputer, entendre des choses blessantes, juste ne pas pouvoir partir, ou un imprévu. Une fois j’ai crisé sur mon neveu et ma nièce parce qu’ils avaient renversé du coca à côté de mon pc, et après j’ai pleuré pendant une heure dans la salle de bain.), ou dit des choses blessantes que je ne pense pas et qu’on me reproche plus tard, et que je regrette. 

Contrairement à ce que j’appelle l’effondrement, là c’est plus comme une crise de nerfs ou une explosion.

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Ces moments où les invités me prennent pour Joffrey Baratheon.

 

Dans les deux cas, pour me calmer je dois aller dans une pièce au calme, de préférence sombre, et SURTOUT silencieuse. Si je ne peux pas, mon casque avec un peu de musique peut suffir à me calmer, ou tout simplement partir de l’endroit ou prendre l’air dehors (surtout pour les effondrements qui arrivent toujours en dehors de la maison). Si j’ai des pauses régulièrement ça peut aller très bien (je gère très bien les soirées entre amis parce que je sort sur le balcon une dizaine de minutes à peu près toutes les heures, même quand je me sens bien, pour prévenir et éviter de me sentir ne serait-ce qu’un peu stressée ! ). En général il vaut mieux me laisser seule.

 

Un jeu pour la fin : en vous basant sur les illustrations pouvez-vous trouver ma dernière obsession ?

(oui je sais, c’est facile)