« Je viens d’une autre planète. » ou les joies des interactions sociales

C’est difficile de comprendre les autres.

Je commence seulement à m’en sortir dans l’art compliqué des interactions sociales. Je sais que c’est bien de sourire,  pendant longtemps je souriais même quand j’avais envie de pleurer parce que je penserai que ça rendrais les gens gentils avec moi. C’est un mécanisme de défense maintenant, alors j’ai toujours le sourire. Forcé ou non.

Je dis très peu mon avis quand il diffère de celui des autres parce que j’ai peur du conflit. Quand le sujet est « chaud » je me range du côté du plus fort. Ou je nuance, j’insinue que je ne suis pas d’accord mais avec peu de conviction. Bon, ça, c’est pas avec tout le monde. En famille, on me connaît comme celle qui râle dès que quelqu’un dit un truc qui déplaît. Avec les amis très proches, je suis franche aussi, ou presque (si ça part en conflit je retourne vite ma veste !).. Et plus détendue (là encore, sauf si ça tourne mal.)

J’ai de l’humour. Ça plait, alors je fais tout le temps des blagues et je fais rire les autres. C’est essentiellement comme ça que je me fais des amis.

J’ai des badges sur mon sac. Sans rire, des badges Doctor Who ça garantit que des fans du Docteur viennent me parler. Ça fait un point commun, un sujet de conversation et sûrement d’autres en commun car beaucoup de ces fans aiment les jeux vidéos aussi par exemple. Certaines amies que j’ai à présent m’ont parlé pour la première fois grâce à mes badges Harry Potter en première année de fac. ^^ (je vous dédis cet article si vous me lisez les filles)

On me dit posée, joyeuse et un peu folle ou excentrique quand en réalité je suis pas sûre de moi, et anxieuse. Je module ma voix de façon parfois excessive pour éviter de parler lentement comme je le faisais avant. Parfois je suis surexcitée. Parfois j’ennuie tout le monde en parlant beaucoup trop de mon obsession du moment. Et encore, je m’améliore ^^

Une fois que je connais des gens et que je sais qu’ils apprécient ma compagnie, ça passe. Je me « calme ». Je garde cette personnalité là et ça va, même si parfois ils me trouvent un peu bizarre, ils ont souvent eux-même leurs bizarreries, sinon on aurait du mal à être amis..

Les nouvelles personnes, par contre… Les inconnus, je ne peux pas prévoir leur réaction comme je peux faire avec des personnes connues. Je ne sais pas comment leur dire bonjour, comment leur parler ou apprendre à les connaître, comment commencer une conversation. Je suis anxieuse, j’ai du mal à parler. Je déteste me retrouver seule avec quelqu’un. J’entends beaucoup de gens qui ne sont pas à l’aise en groupe, mais personnellement je trouve ça vraiment plus simple. Quand on parle avec plusieurs personnes en même temps, il suffit de hocher la tête, de sourire, de dire une bêtise de temps en temps et d’ajouter son grain de sel régulièrement dans la conversation et tout va bien.  Avec une seule personne, il faut tout faire. Commencer la conversation, trouver un sujet, faire du contact visuel (je ne regarde que très rarement les gens dans les yeux, surtout tout seuls), ne pas laisser les gros silences s’installer (GROSSE PEUR de ma part, ce qui me fait souvent babiller à tort et à travers sur des sujets qui n’intéressent personne), être intéressant…

Et pourtant je me suis beaucoup améliorée depuis l’adolescence. Maintenant je sais si les gens se moquent de moi méchamment ou gentiment. Je sais s’ils m’aiment bien ou pas, s’ils  veulent se servir de moi ou me demandent juste un service. Avant je n’avais aucun moyen de différencier ces choses là, et souvent je ne savais pas si j’étais censée rire ou être blessée. On sait déjà que j’ai été harcelée. C’est sûrement du à ça en partie et à ma façon de parler lente et très douce à l’époque (ça revient parfois, je parle pas fort… sauf quand je suis excitée, et là c’est TROP fort.). J’avais un délai avant de répondre aux autres, et souvent on me parlait comme à un bébé. On m’insultait, je souriais, puisque sourire rend les gens « gentils ». J’étais « lente » et « bête ». Des fois je disais des « bêtises ».  Parfois je ne comprenais même pas ce qu’on me disait et j’avais besoin qu’on répète ; sûrement à cause des bruits de fond. On me traitait beaucoup de bébé aussi, quand moi je pensais que de toute façon, on était tous très jeunes. Parfois des blagues qui marchaient une année me rendaient « débile » l’année suivante. J’essayais de copier le comportement des autres je pense, mais avec du retard… J’essayais de m’habiller de la même façon et je faisais semblant d’aimer les mêmes musiques (qu’en fait je détestais), mais ça ne marchait pas.

Les règles sociales de cette époque là sont juste incompréhensibles. J’ai même eu du mal à repérer le sarcasme quand moi-même j’étais presque tout le temps sarcastique… On m’a dit une fois que les gens ne savaient jamais si j’étais sérieuse ou ironique. Quand j’arrivais à parler, je répétais toujours les mêmes choses, je parlais trop fort ou pas assez, et j’ennuyais tout le monde avec mes obsessions (j’ai embêté beaucoup de monde avec le Japon à 14-15 ans).

Et en plus je croyais un peu tout le monde…

J’ai souvent pensé au syndrome d’Asperger, mais je n’ai jamais eu de problèmes de routine ou de rituels à ce que je sache. Et je ne manque pas trop de tact. Donc je suis dans la limite. Dans une certaine mesure je me vois dans le spectre autistique, quelque part. Et puis je viens de le dire, c’était beaucoup plus visible à 13-14 ans. Maintenant je n’ai pas à faire trop d’efforts pour m’en sortir en groupe une fois que je connais les gens. La seule condition c’est qu’ils viennent vers moi en premier. Ou que je connaisse déjà UNE personne dans le groupe. Je parle assez normalement maintenant, et je dis souvent des choses qui font rire. Et j’attire les gens qui ont les mêmes goûts ou passions que moi. Alors ça va.

Cette année j’ai juste eu énormément de mal à m’intégrer à mon groupe de théâtre de la fac. Retour en arrière complet : parler dans le vide, pas assez fort, être dans mon coin… Donc oui, ça arrive. Beaucoup quand tout le monde se connaît sauf moi. (c’est l’intérêt dans les nouvelles classes, quand absolument personne se connaît au début les gens font plus d’efforts et se mélangent plus… Et suivre des cours ensemble aident bien à commencer les conversations). Et quand je dois rencontrer de nouvelles personnes, j’appréhende et j’ai souvent peur.

J’ai été assez phobique sociale pendant une époque. Maintenant que j’arrive à parler à quelques inconnus sans courir me cacher, et que j’ai pas mal d’amis, je considère avoir fait d’énormes progrès ^^. Ma seule difficulté maintenant, c’est de me rapprocher. J’ai beaucoup d’amitiés assez superficielles parce que je trouve très difficile de me confier. Et puis tout ce qui est social m’épuise au bout d’un moment, donc j’ai besoin de solitude de temps en temps ou je pique des crises de panique (fatigue => + de problèmes sensoriels !!).

Donc oui, je suis assez obsédée par l’autisme (c’est un de mes gros intérêts), mais d’une certaine façon j’ai des traits. Et je défends beaucoup la cause de l’autisme parce que je me sens concernée et parce que je ressens souvent les mêmes choses que mes amis qui ont le syndrome d’asperger. On est très proches, même si moi je n’ai pas de diagnostic officiel.

Les troubles des apprentissages dans les médias

Ça vous est jamais arrivé de vous dire en regardant une série, un film, ou en lisant un livre de vous dire : « ah, ce personnage a l’air dyspraxique ! »(ou aspergers, ou dyslexique…). Parce que personnellement je passe ma vie à faire ce genre de théorie. Bon, il faut dire qu’en ce qui concerne les livres et les séries que j’aime je suis une grande théoricienne, j’adore analyser tout tout TOUT. Je trouve pas les choses intéressantes si elles sont pas complexes !

C’est toujours réconfortant de se trouver des « modèles », des personnages dyspraxiques, ou dyslexiques (ou autres) qui réussissent et surtout à qui on va s’identifier. Alors faisons un petit tour des neuroatypiques de mes séries et livres préférés. Un article plus joyeux que d’habitude. Ah et j’espère que vous aimez Harry Potter…

  • Neville Londubat (Harry Potter)

Pour moi c’est le plus évident. Neville a du mal en cours, il est maladroit, catastrophique sur son balai, il passe aussi son temps à oublier des choses et parfois se retrouve coincé devant la salle commune parce qu’il a oublié le mot de passe.. Il est également très très mauvais en potions parce qu’il met les ingrédients dans le mauvais ordre, les dose mal ou renverse des choses (ça me rappelle mes TDs de chimie..). Oh, et il casse des choses 🙂

« […], Ah et vous, ajouta-t-elle en prenant Neville par le bras pour le faire lever, quand vous aurez cassé votre première tasse, j’aimerais bien que vous en preniez une bleue. Je tiens beaucoup aux rosées.

Et en effet, peine Neville s’était-il approché de l’étagère aux tasses qu’il y eut un bruit de porcelaine brisée. Le professeur Trelawney se précipita avec une pelle et une balayette.

– Alors, maintenant, une bleue, si ça ne vous ennuie pas… Merci… »

Il a aussi le côté obsessionnel, il a un grand talent pour la botanique, passe son temps à l’étudier et en parle souvent (même quand Harry s’en fiche..).

Mais Neville n’est pas un « loser », il n’est pas lâche, en fait plusieurs fois il fait preuve de courage et fait partie de l’AD, et se bat contre les Mangemorts au côté de Harry et les autres. Dans le dernier tome, c’est une figure de résistant, il doit se cacher au sein du chateau dirigé par les mangemorts, et il est blessé pour avoir refusé de lancer un sortilège de torture. Et au final il se révèle être un personnage clé de l’histoire puisqu’il est très lié à Harry Potter (selon la prophétie le garçon qui a survécu aurait pu être Neville. Comme Harry, c’est d’ailleurs presque un orphelin puisque ses parents ont été réduits à l’état de légumes par les Mangemorts) et IL TUE LE SERPENT DE VOLDEMORT. Dans une scène absolument héroïque et épique.

Neville Londubat est mon héros et c’est mon personnage préféré (avec Luna Lovegood) de la saga Harry Potter. Il m’a montré que la bravoure a pleins de formes différentes et qu’être maladroit n’empêche pas d’être héroique !

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  • Nymphadora Tonks (Harry Potter)

Tonks apparaît assez tard dans les livres, c’est une Auror qui fait partie de l’Ordre du Phénix. Une combattante des forces du mal donc, ce qui déjà, est assez classe. Et puis elle vient de Poufsouffle, la maison de ceux qui accordent une plus grande valeur à l’amitié et au travail, les Poufsouffle sont très loyaux et vivent en harmonie (ils n’aiment pas le conflit), c’est pourquoi c’est ma maison préférée 🙂

On ne la voit pas aussi souvent que Neville mais elle reste un personnage important et très apprécié. Elle est métamorphomage, ce qui veut dire qu’elle peut changer son apparence à volonté, par la magie. Fréquemment, on la voit faire tomber des choses (un porte manteau.. ) dans les quartiers de l’ordre du Phénix.

« Ses capacités de Métamorphomage l’ont avantagée à son examen d’Auror : « J’ai eu les notes maximum en classe de dissimulation et déguisement. (…) Et sans avoir besoin d’étudier. C’était parfait ». Cependant elle est très maladroite, ce qui lui a posé problème pour l’épreuve de filature. » (page wikia)

Tonks montre moins de « signes » mais la plupart des fans dyspraxiques que je connait la lisent dys aussi. Vu qu’elle est très attachante, fun et forte je n’y voit pas d’objection !

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  • Luna Lovegood (Hary Potter)

Okay, Luna n’est pas dyspraxique et je ne suis même pas sûre qu’elle soit neuroatypique (même si je pense qu’elle pourrait être un peu précoce), mais une chose est sûre : Luna est différente des autres. Elle est assez solitaire quand on la rencontre et les autres élèves la trouvent étrange, l’appellent « Loufoca » et elle subit quelques persécutions (on lui cache ses chaussures..). Pourtant, jamais Luna ne se plaint. Elle prend toujours les choses avec philosophie et sagesse, parce qu’elle sait que « les gens ont peur de ce qui est différent ». Luna a ses propres croyances, et elle semble vivre dans un monde différent des autres parfois mais jamais elle ne change ce qu’elle est pour s’intégrer. Et ça, chez un personnage de 15 ans, je trouve ça très très fort.

Quand au début Luna semble juste être « folle », elle se révèle être un des personnages les plus sages du bouquin, c’est elle qui comprends le mieux les autres et ce qu’il se passe autour d’elle. Elle dit à Harry : « Si j’étais Voldemort, je m’arrangerai pour que tu te sentes tout seul, parce qu’alors, tu ne seras plus aussi effrayant » (c’est sorti de tête alors c’est pas exact du tout ^^)

Au final Luna se trouve de vrais amis, avec Neville, Harry, Hermione et tous les autres, et c’est une amie sincère, loyale qui ne change jamais sa façon d’être pour plaire aux autres.

Je me suis beaucoup identifié à Luna parce qu’on disait que j’étais folle moi aussi, et elle m’a appris que je pourrais moi aussi me trouver des amis proches et sincères si j’étais patiente, et si je restais moi-même. Que ce n’était pas grave d’être « bizarre » et qu’un jour, ça fera ma richesse. Que peut-être même un jour les gens m’aimeront pour cette différence.

Merci Luna, merci JK Rowling aussi.

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  • Jaime Lannister (Game of Thrones)

On passe à une toute autre série. Jaime Lannister, celui qu’avec ma mère on appelle « le prince charmant » (il a la même coupe que celui de Shrek). En regardant la saison 2 un certain discours de son père, Tywin, m’a fait sourire. A ce moment là, il parle avec Arya, s’étonnant qu’elle sache lire puisqu’elle est censée être de naissance populaire (Arya cache son identité à ce moment là).

Il raconte à quel point Jaime avait du mal à apprendre à lire et qu’il a du le tutorer quatre heures par jour pour qu’il puisse enfin y arriver. Ce fut douloureux et difficile mais maintenant Jaime est content de savoir lire !

Jaime Lannister semble vraiment être dyslexique et j’aime bien avoir des personnages neuroatypiques dans une série de fantasy « médiévale ». Ça montre bien que les troubles des apprentissages ne sont pas des inventions du 21ème siècle ^^

Certaines personnes pensent aussi qu’il aurait une forme d’Asperger, mais ces personnes ont lu tous les livres et moi pas encore, je ne peux donc pas me prononcer mais je trouve ça intéressant !

(pardon pour l’image, pas pu résister)

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(source : http://fygot.tumblr.com/post/6578359743)

 

  • Le Onzième Docteur (Docteur Who)

Bon alors honnêtement, je n’ai pas grand chose à dire à part que le Docteur a tendance à se casser la figure un peu partout, a une personnalité assez maladroite en général.

… Mais je suis assez convaincue que ça ne vient pas du personnage mais de l’acteur qui le joue. Matt Smith a toujours fait très dyspraxique pour moi :p. Ceci dit le personnage du Docteur me semble un peu hyperactif aussi, alors pourquoi pas ? Et puis il voyage dans le temps et sauve le monde alors je veux bien !

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(« ce hamac est défectueux » mais oui mais oui)

  • Annie Cresta (The Hunger Games) (attention si vous avez pas lu les livres vous allez vous faire spoiler – révéler la suite quoi-)

C’est une théorie assez personnelle, parce que tout d’abord Annie n’est pas tellement présente dans les livres. Mais il est dit qu’Annie est considérée comme « folle ». En même temps, c’est Katniss qui dit ça, et Katniss ne connaît pas d’autres termes pour décrire un comportement qui sort de la norme. Annie a quelques comportements que je trouve « autiste », elle a souvent l’air loin et ailleurs, elle se bouche souvent les oreilles quand un son la dérange et elle semble voir ou percevoir des choses que personne ne voit (différences de perceptions). Après il est clair qu’Annie, après les jeux est atteinte d’une forme assez grave de syndrome post traumatique, comme tous les autres d’ailleurs, mais ça ne suffit pas à tout expliquer.

En prenant comme hypothèse le fait qu’elle aurait été autiste dès le début (et je pense que ça ne se voyait pas nécessairement avant mais que le traumatisme a aggravé ses symptômes), on peut avoir une pensée terrifiante. Etant donné qu’un gouvernement de dictature est très très enclin à être eugéniste, et que les Hunger Games sont destinés à éliminer les enfants qui sont un gâchis de ressources pour le Capitol (la tesserae donnée aux familles qui ne peuvent pas se nourrir seules les rends plus enclins à finir aux jeux), et si Annie avait été envoyée exprès dans les jeux pour se débarrasser d’elle, à cause de son autisme et de sa différence?  Ça soulève beaucoup de questions sur l’éthique n’est ce pas ? Ça choque ! Pourtant c’est A CE POINT que le gouvernement de Panem est oppressif et je pense que ça fait réfléchir. Bien, pour une dystopie.

Bien sûr ce n’est qu’une hypothèse mais je trouve ça intéressant à explorer. Certains pense qu’elle aurait plutôt une maladie mentale, ce qui n’est pas inintéressant à explorer non plus.

Annie est un personnage « mineur », et pourtant c’est l’un de mes préférés pour sa force. C’est une battante et une survivante.

  • Liberty Van Zandt (Degrassi la nouvelle génération)

Je regarde cette série depuis que j’ai 12 ans (parce que oui oui je regarde toujours, je sais, je sais…). Dans les premières saisons, Liberty, une « première de la classe » qui accorde beaucoup beaucoup d’importance à son travail scolaire doit prendre des leçons de tutorat avec un prof de maths. Je vous passe l’histoire des rumeurs qui a suivi parce qu’on s’en fiche, mais à la fin elle découvre qu’elle est dyscalculique. Bon, on en entends plus jamais parler après parce que malheureusement Degrassi marche comme ça, mais c’était quand même chouette. Surtout qu’ils montraient bien que ça voulait pas dire qu’on était bête.

Cet épisode, c’était la première fois que j’entendais parler de la dyscalculie, j’avais treize ans. J’ai pas osé me dire que je pourrais avoir ça ceci dit à l’époque, dommage..

Degrassi fait un bon boulot avec les troubles des apprentissages, déjà dans la première série (les années collège/lycée en France ^^), Joey Jeremiah se fait diagnostiquer une dysgraphie. Dans la nouvelle génération on a aussi Anya qui est dyslexique et Connor a aspergers (même si je n’aime pas trop comment ils représentent le trouble là pour le coup). Il a aussi un petit groupe de personnages « précoces » (ils sont dans la « classe des surdoués » comme ils disent)

 

  • Pour finir, des suggestions en vrac
  • Sherlock (BBC Sherlock) est un adulte à haut QI et beaucoup le lisent comme Aspergers
  • Sheldon Cooper (The Big bang theory) : Aspergers
  • Merlin (BBC Merlin), selon une amie, aurait l’air dyspraxique :p
  • Bella Swan, malgré tout le désamour que j’ai pour twilight, ferait dyspraxique aussi
  • … Dory dans le monde de Némo est amnésique, je pense que ça compte :p
  • JJ de Skins a Aspergers (là encore c’est dit dans la série)
  • Ryder et Sam, dans Glee, sont dyslexiques (Ryder a d’ailleurs une très belle tirade quand il vient de se faire diagnostiquer), et je pense que Brittany l’est aussi (et hyperactive aussi)

Voilà, peut être que j’en trouverais d’autres plus tard mais en attendant vous pouvez faire des suggestions dans les commentaires !

Et la prochaine fois on pourra parler des personnages historiques. (Churchill ! Einstein ! oui oui !)

Où l’on parle de neurodiversité et d’obsessions (non, de passions !)

Vous êtes très nombreux à visiter et commenter, en moins d’un mois d’existence le blog approche les 2000 visites…  Honnêtement je suis très très surprise, je ne m’attendais pas à plus de 200 (dis-je alors que j’ai atteint les 300 le premier jour.).

J’ai donc pensé qu’avoir une petite place sur facebook pour discuter serait bien, il me semble qu’en général c’est assez apprécié. Voilà, Les meubles m’en veulent a maintenant sa page facebook !  Venez nombreux 🙂

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La neurodiversité, c’est d’abord un terme que j’utilise pour inclure tous les troubles de type « neuroatypiques » : Les personne dont le cerveau n’a pas le même fonctionnement neurologique que les autres. Par opposition, les gens « normaux », ce sont les neurotypiques.

C’est aussi un mouvement social, mais ça je pense que j’en parlerai plus tard afin de ne pas dire de bêtises.

Non, le vrai point de départ de l’article, là, c’est cette image trouvée dans les communautés anglophones :

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(cliquer pour avoir en grand)

Et traduite par mes soins (au début j’ai essayé de refaire le schéma à la main, ça m’a un peu rappelée les vieux schémas de SVT qui étaient toujours soit énormes, soit minuscules et j’ai laissé tomber. En plus mes ellipses/cercles faisaient plus « patate » qu’autre chose.)

La neurodiversité

« Ce document sert surtout pour discussion, il parle principalement des difficultés des personnes « neurodiverses » (je dirais plus neuroatypique moi). Beaucoup de ces personnes peuvent être cependant excellentes en maths, en lecture ou avoir une très bonne coordination, etc. Nous sommes les gens des extrêmes. » (j’ai presque voulu traduire par « les gens de l’extrême » parce que ça faisait classe)

Je suis fan de ce schéma parce que ça explique bien pourquoi des personnes qui n’ont pas le même diagnostic peuvent avoir des difficultés communes, et ça explique bien aussi pourquoi les diagnostics sont difficiles. D’autant plus que très souvent, les troubles ne sont pas « cloisonnés ». On peut en avoir plusieurs d’entre eux, et parfois, je pense, avoir un ou deux symptômes d’hyperactivité qui s’incrustent dans la dyspraxie par exemple ! Bon, c’est cependant assez succin au niveau des descriptions des troubles (l’autisme surtout) mais c’est quand même intéressant ! L’important est de voir les liens entre les différentes difficultés.

C’est pour ça que quand j’ai besoin de conseils, parfois je vais voir des ressources prévues à l’origine pour des problèmes d’hyperactivité (on a des problèmes d’organisation en commun), ou que j’ai une facilité à comprendre certaines facettes de l’autisme comme celle dont j’ai parlé dans l’article précédent.

Il y a juste quelque chose qui m’a gênée dans ce schéma, c’est que la dysphasie n’y était pas. Je vois très peu ce nom mentionné dans les communautés anglophones, et c’est possible qu’on appelle juste ça « speech disorders » (troubles du langage) chez eux. Mais elle aurait totalement sa place ici, probablement autour des autres dys !

Et pour le fun !

moi

C’est moi ! 😀

C’est rigolo, je suis tout sur la gauche.

En sachant que pour l’autisme, c’est vraiment à prendre avec des pincettes. Les difficultés que j’ai pu avoir au niveau social était surtout présente quand j’étais plus petite (même si j’ai toujours peur des inconnus) et moindre comparées à une personne autiste. Bon, sauf quand j’avais 13 ans, là je faisais très Aspergers pour le coup, mais c’est plus à cause du harcèlement scolaire. (ou alors j’ai été harcelée parce que j’avait des difficultés sociales déjà à la base ?? … L’oeuf et la poule !)

Bon ceci dit, la personnalité obsessionnelle, OUI ! Et ça, c’est pas passé en grandissant. Quand je m’intéresse à un sujet, il faut que je sache tout, et je commence à en parler tout le temps parce que je n’arrive pas à m’arrêter (j’essaie vraiment mais c’est comme si ma tête tournait en boucle !!) et ça énerve tout le monde…

Maintenant, ça peut être sur une série (Game of Thrones en ce moment), ou des livres (The Hunger Games), ou un sujet (… l’autisme. Le féminisme. Le théâtre. Shakespeare.). Ça arrive par phases, je sors d’une phase Shakespeare, là.

Mais quand j’étais petite, j’ai eu : l’espace (je connaissais toutes les planètes par coeur, la circonférence du soleil, et j’embêtais mes grandes soeurs à tout leur réciter. D’autant plus qu’à cet âge (5 ans) je pensais que ça intéressait tout le monde autant que moi), les races de chiens toutes connues par coeur, les aquariums et les poissons, les cabanes (???), Harry Potter (celle-ci n’a jamais vraiment stoppé :p) …………
Et je crois que ça fait seulement depuis que j’ai 16 ou 17 ans que je réalise quand j’ennuie les gens, et que j’arrive à me contrôler. Parce que parfois aussi, je savais que ça embêtait tout le monde mais j’arrivais pas à me taire..

madame-bavarde

Je sais pas pourquoi je pars tout le temps en obsession comme ça, mais au moins, on peut dire que je suis passionnée ? Quand j’étais petite, je croyais que pour être normale, il fallait que j’aie une passion, et donc j’appelais ces obsessions comme ça. (c’est quand même un peu triste qu’à cet âge là je réfléchissais déjà à ce que je devais faire pour être comme les autres. Je crois que j’avais eu cette idée dans les magazines que je lisais où des enfants présentaient toujours leur « passion », dans le journal de Mickey sûrement.) J’y travaillais en plus, « tiens aujourd’hui je vais me trouver une nouvelle passion ! ».

Je trouve juste le monde triste, si on est pas à fond dans les choses.

Quelque chose me dit que ce que je viens d’écrire est ce que j’appelle un « info dump » d’ailleurs, quand je parle trop sans m’arrêter à propos d’un sujet et que je balance une énorme pile d’information à la face des pauvres gens. Ce blog est un info dump géant. Oops.

J’aime bien apprendre pleins de choses sur la dyspraxie, mais aussi sur tous les autres troubles ! Et si j’étais pas aussi mauvaise en sciences, je serais devenue neuropsychologue. Ou orthophoniste…. Ha ha ha. Un jour je vous raconterai l’année où j’ai essayé de passer les concours d’orthophonie.