Victoires,suite d’études, futur et nouveaux départs (?)

Un petit article plus personnel pour, euh.. faire le point ?

Jusqu’à maintenant, je vivais encore chez mes parents, parce qu’on est pas bien loin de la fac. Bon on peut pas dire que ça m’enchantait, c’est dur de cohabiter, surtout quand tout le monde a des habitudes contraires aux miennes, et des fois sensoriellement c’est l’enfer (BAISSEZ LE SON DE LA TELE GRR). Bref. Je me suis mise en recherche de master en mai, j’ai eu des réponses définitives en juillet (je peux vous dire que l’attente était du genre bien horrible..)

Je suis acceptée en master Culture et Arts du Spectacle à Tours. Ce n’était pas mon premier choix, mais ça reste une bonne nouvelle parce que bon, il est sympa ce master et je vais pouvoir faire ce que je veux (travailler dans des théâtres ou gérer des festivals, etc. BONJOUR J’AI PEUR DES TELEPHONES ET DES GENS ET JE VEUX FAIRE DE LA COMMUNICATION. MAIS QU’ELLE EST DRÔLE.).

Le truc c’est que voilà !! Mon dieu ça y est ! Je pars de la maison, je vais vivre TOUTE SEULE et gérer ma vie TOUTE SEULE et faire à manger TOUTE SEULE et les courses et être dans une ville où je n’ai jamais mis les pieds et où je ne connais personne !

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QUE DIRE. L’excitation a tendance à laisser place à la peur. Le changement ça me réussit pas. SURTOUT le changement de classe, je déteste devoir faire connaissance et m’habituer à de nouvelles personnes quand ça se passait bien dans la classe précédente. Et cette année je n’aurai pas une copine à suivre partout pour m’aider à faire connaissance avec les autres. ET SI JE ME PERDS ? ET SI JE BRULE L’APPART EN FAISANT A MANGER ? ET SI PERSONNE NE M’AIME ? ET SI EN FAIT JE SUIS NULLE ET JE RATE LA FAC ET MES PARENTS PAIENT L’APPART POUR RIEN ? ET SI JE SUIS MALADE ET J’AURAI TROP PEUR D’ALLER VOIR UN MEDECIN (sans rire, c’est mon genre)

Anxiété quand tu nous tiens. Je n’ai plus qu’à essayer de me calmer jusqu’à ce que je déménage, et essayer d’emporter des objets familiers (peluche, couverture d’enfant) pour me sentir chez moi une fois là bas. Haha. Au moins, je ferai un truc que j’aime, et du théâtre, et mon meilleur ami vit à une heure de Tours, et ils ont un peu le meilleur CRA du coin. Je pense aller les voir pour un éventuel diag asperger. 

 

Sinon, là je rentre d’une semaine de bénévolat au théâtre du peuple à Bussang et ça s’est très bien passé. Pour tout vous dire, j’ai fait une crise de panique une semaine avant de partir parce que le trajet sncf était pas comme d’habitude, je devais prendre un car alors que c’était pas ce qui était prévu dans ma tête, et j’ai jamais pris de car seule hors de chez moi, et du coup j’ai eu peur et j’ai pleuré et j’ai failli annuler. Oui oui. La veille du départ, j’étais super stressée aussi. Mais au final, j’ai vu des beaux spectacles, et c’était très étrange parce que j’étais pas aussi flippée socialement que d’habitude (même si j’avais mes réticences, non pitié madame je veux pas haranguer la foule). J’ai fait des choses dans ce contexte que je pourrais pas refaire ailleurs si on me le demandait, c’est super bizarre et quand même très chouette aussi, normalement je parle pas à des inconnus comme ça. Bon, j’ai quand même fait une bétise à un moment et j’ai fondu en larmes (j’ai été incapable de dire non à des gens et ça a posé de gros problèmes). En fait tout allait bien tant que je faisais les choses bien ! Dès que je faisais une erreur le risque était que je pleure.

Pendant les spectacles on devait parler tout bas alors j’avais des « temps calmes », et pendant les pauses j’allais me reposer dans la chambre si besoin. Super ambiance, tout le monde était très gentil ,(même si comme d’habitude j’avais peur qu’ils me trouvent bizarres ou me détestent tous.). Je pense d’être dans un cadre qui me passionnait a beaucoup aidé, on a beaucoup parlé théâtre !  J’ai même travaillé au bar ! (mais c’était dur et j’ai presque pleuré à un moment, jusqu’à ce que je découvre que j’avais qu’à faire la vaisselle pour pas prendre de commande ou gérer de l’argent. J’ai jamais autant lavé de verres et d’assiettes de ma vie.) . Arracher les tickets des gens au début du spectacle ou gérer la librairie était plus à mon goût que les autres tâches comme le parking ou LE BAR. :p

Enfin bon résultat, là je suis épuisée sur mon canapé, mais avec des spectacles pleins la tête.

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Surcharges sensorielles et crises de panique

Les surchages sensorielles, l’hypersensibilité, j’en ai parlé, en fait : ici et ici. Je n’ai pas vraiment détaillé les crises de nerfs que je peux avoir quand tout devient vraiment « trop », et à vrai dire c’est normal, parce qu’une fois que la tornade est passée il est difficile de savoir comment je me sentais à tel ou tel moment ! J’ai réussi à trouver les mots récemment ceci dit, et j’ai compris que j’ai deux types de réactions : 

  • Je suis « éteinte », « ailleurs », « dans la lune » ; arrive le plus souvent dans certains centres commercial (bizarrement certains sont pires que d’autres), dans des soirées/fêtes, endroits bondés (gares)

Je me sens nauséeuse, j’ai l’impression que je vais m’évanouir et j’ai envie de pleurer. Trop. Trop de tout. Le monde extérieur m’avale et j’ai l’impression de disparaître sous tous ce bruit, ces gens, ces mouvements. Je me sens absente. Si je suis dans une foule, j’ai tendance à me protéger des gens avec mes bras devant mon visage et tout le monde me fait peur. En général c’est là que je m’arrête de parler parce que ça devient trop difficile, et si j’essaie je parle en monosyllabes, ma voix est basse et douce et un peu monotone ou trop aiguë au contraire. En plus, comme je me suis évanouie quelques fois dans des endroits publiques, si je suis forcée de rester debout, j’ai encore plus peur et je cherche à m’asseoir pour me calmer. J’ai envie de fuir ou de me cacher dans un coin. 

En général, si ça ne s’arrête pas je finis par fondre en larmes. (ça m’est arrivé de m’évanouir aussi, mais comme c’était il y a longtemps je sais pas trop si c’était lié). C’est un effondrement. 

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Triste et silencieuse telle Jon Snow qui fait la tronche sur sa banquise. 

 

  • Colère. Malheureusement, le plus souvent en famille, quand il y a du monde à la maison, beaucoup de gens qui parlent fort

Je suis nerveuse, épuisée, tout le monde parle trop fort et tout le monde m’énerve. On me parle et je n’ai pas envie de répondre, et quand je le fais je ne peux pas m’empêcher d’être sarcastique voire méchante, je ne veux pas qu’on me parle, ça m’énerve encore plus et je me sens attaquée. Pourquoi ils parlent tous si fort ? Personne ne me laisse tranquille et j’ai envie d’hurler et pleurer, mes yeux me piquent (je sais pas pourquoi mais à chaque fois), j’ai mal à la tête, je veux qu’ils se taisent, qu’ils me laissent tranquille, qu’ils s’en aillent tous. Occasionnellement je suis aussi stressée par quelque chose, un partiel le lendemain par exemple. 

En général si je ne peux pas aller me cacher quelque part ça finit de manière bien embarrassante puisque je fonds en larmes voire hurle sur quelqu’un (déclencheurs : me faire disputer, entendre des choses blessantes, juste ne pas pouvoir partir, ou un imprévu. Une fois j’ai crisé sur mon neveu et ma nièce parce qu’ils avaient renversé du coca à côté de mon pc, et après j’ai pleuré pendant une heure dans la salle de bain.), ou dit des choses blessantes que je ne pense pas et qu’on me reproche plus tard, et que je regrette. 

Contrairement à ce que j’appelle l’effondrement, là c’est plus comme une crise de nerfs ou une explosion.

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Ces moments où les invités me prennent pour Joffrey Baratheon.

 

Dans les deux cas, pour me calmer je dois aller dans une pièce au calme, de préférence sombre, et SURTOUT silencieuse. Si je ne peux pas, mon casque avec un peu de musique peut suffir à me calmer, ou tout simplement partir de l’endroit ou prendre l’air dehors (surtout pour les effondrements qui arrivent toujours en dehors de la maison). Si j’ai des pauses régulièrement ça peut aller très bien (je gère très bien les soirées entre amis parce que je sort sur le balcon une dizaine de minutes à peu près toutes les heures, même quand je me sens bien, pour prévenir et éviter de me sentir ne serait-ce qu’un peu stressée ! ). En général il vaut mieux me laisser seule.

 

Un jeu pour la fin : en vous basant sur les illustrations pouvez-vous trouver ma dernière obsession ?

(oui je sais, c’est facile)

 

La peur du mot « handicap » et autres attitudes

Je suis beaucoup la toile anglophone, et c’est surtout parce qu’il y a beaucoup plus de ressources sur les troubles dys et autistiques qu’ailleurs en français ; malheureusement.  Qui dit foison de ressources et d’articles veut aussi dire foison de discours, et je commence à être fatiguée de certaines choses.

Tout commence avec un article qu’un abonné de Dyspraxic Panda m’a fait passer où une personne dyslexique qui a eu du succès dans sa vie personnelle nous dit que « la dyslexie n’est pas un handicap ! C’est un don ! »

Et ça m’embête. Beaucoup. Et je ne suis pas la première à le dire. On en a discuté sur le blog.

Le refus d’employer le mot « handicap » pour quelque chose qui EST un handicap juste parce qu’une personne atteinte à « réussi », je trouve ça offensant. Parce qu’en lisant entre les lignes, ça dit que quand on a un handicap, on ne peut pas réussir. C’est aussi très mauvais pour les personnes qui, elles, sont en galère avec leur handicap. C’est nier leurs difficultés.

Et ce n’est pas un bon message à envoyer aux personnes qui ne sont pas atteintes du trouble puisqu’elle vont se dire « oh, bah c’est rien en fait ». C’est un peu ce qui arrive aux enfants précoces, comme ils ont une intelligence supérieure (donc un « plus ») les gens se disent qu’ils ont en fait de la chance et qu’ils « font semblant » d’avoir des problèmes. Parce que pour certaines personnes, l’intelligence ne peut pas aller de pair avec des troubles des apprentissages (hah, s’ils savaient.). Quand je dis que je suis dyspraxique on me répond souvent « mais tu es tellement intelligente !!! ». Euh. CA N’A RIEN A VOIR.

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« NEUROTYPIQUES. »

Il y a beaucoup, beaucoup de misconceptions, que ce soit pour les dys et les autistes mais aussi sur un champ plus large.

Une personne dyspraxique, dyslexique ou n’importe quoi d’autre aura peut-être un « talent » qui surprendra tout le monde, ou juste une prédisposition à certaines choses. Mais ça ne fait pas du handicap un don… Une personne malvoyante a un sens du toucher plus développé en conséquence de son handicap et personne ne dit que sa cécité est un don ! C’est séparé, tout ça ! Et parfois ces talents (ou même des choses plus simples que ça) surprennent tout le monde juste parce qu’on s’est dit que la personne concernée ne pourra rien faire à cause de son handicap. « Oh mon dieu ELLE SAIT FAIRE DES CHOSES ET ELLE EST HANDICAPEE COMMENT EST-CE POSSIBLE »

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Vous faites pleurer le Docteur avec vos bêtises.

J’écris bien, ça ne me rend pas moins dyspraxique et mes difficultés sont tout aussi présentes. Peut-être que si je n’étais pas dyspraxique, j’écrirais bien quand même.

De toute façon, si je choisis de me définir comme ayant un handicap, c’est à moi d’en faire la décision. Si quelqu’un me dit  » je ne considère pas mon _______ comme un handicap », ça marche aussi, hein.

Quand un handicap est invisible, on entend que ça « mais tu n’es pas handicapé !! », parfois accompagné « moi je connais _______ , il ne peut pas faire ça et ça ! ». Euh oui certes. Si vous pouviez éviter de me culpabiliser en passant.. Le raisonnement des gens, c’est que grâce à mes stratégies, je peux vivre à peu près comme tout le monde. Oui, certes. Mais le fait que j’ai du me créer des stratégies et trouver des idées est justement ce qui fait de moi une personne handicapée !! Ah, bien sûr, que c’est léger. Bien sûr, je vais très bien dans ma vie (j’ai envie de dire que ça n’a pas toujours été le cas, en plus).

La plupart des handicapés, léger ou non, on est pas très fan du discours « TRAGIQUE !!!! » (oui oui, même les gens dont le handicap est visible. Les gens en fauteuil n’aiment pas être regardés avec des yeux plein de pitié quand ils passent près de vous dans la rue, c’est vrai, je vous jure. INCROYABLE. Pardon, je m’enflamme.).  Ce n’est pas le discours que je recherche quand je me définis avec un handicap, même si les gens ont l’air de croire que je veux m’apitoyer sur mon sort ou me plaindre ou faire un concours (« moi je connais machin et il peut faire moins de choses que toi »). Les gens y mettent une grosse connotation négative mais j’énonce juste un fait, ni bien ni mauvais. Comme si je leur disais : « j’ai les yeux marrons. » « Ma pauvre :(( » n’est certainement pas une réponse que j’attends, en fait, je serai énervée si c’est ce qu’on me répond.

Je suis une personne avant tout, et je n’aime pas que l’on romance mes difficultés. Je suis très capable de voir le positif moi-même, et quand je parle de ce qui est difficile pour moi, on m’écoute. C’est tout.

Et la prochaine fois qu’on me twitte un de mes articles avec un commentaire du style « LA PAUVRE !!!! », je mords. (bon, c’est arrivé qu’une fois. Mais j’étais très vexée.)

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Je ne m’apitoie pas sur moi-même et je ne veux pas de la pitié des autres, la pitié c’est éloigner voire rabaisser la personne, la pitié, ce n’est pas comprendre. C’est dire « tu n’es pas comme moi et je ne veux vraiment pas être comme toi ». C’est humiliant, combien de fois on m’a dit « tu me fais pitié » d’un air dégoûté quand j’étais harcelée au collège ?? Alors voilà, réfléchissons deux minutes avant de partir dans le mélodrame 🙂

 

Les dys célèbres

Cet article est dans la continuité de celui sur les personnages de fiction dys [ici] !

Dans l’histoire ou bien aujourd’hui, on peut retrouver des dys connus, et je vais présenter ceux que je connais et à qui on peut s’identifier !

  • Daniel Radcliffe

Et oui, notre Harry Potter est dyspraxique ! Il n’en parle pas beaucoup, et c’est bien compréhensible, car après l’avoir mentionné, la presse a un peu dit n’importe quoi (« maladie mentale » « maladie du cerveau » ?? Vraiment ?) ou a un peu trop dramatisé tout ça  (« LE PAUVRE GARCON NE SAIT PAS ATTACHER SES LACETS !!!!!! » Euh oui enfin moi non plus et je m’en sors bien dans la vie). C’est très léger d’après lui, ces seules difficultés étant les fameux lacets et l’écriture. Il n’était pas très bon à l’école étant petit, alors il a essayé de jouer la comédie.. Avec le résultat qu’on connaît, bravo à lui.

Une chose à noter est qu’il a participé à une comédie musicale à Broadway, et cela nécessite énormément de danse. Il a travaillé très dur mais il a réussi !

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  • Florence Welch

Chanteuse de Florence + The Machine, un groupe anglais que j’aime énormément et qui a beaucoup de succès !

Howl, ma chanson préférée :). Leur univers musical est très riche et onirique !

Florence revendique les qualités qu’apporte la dyspraxie, « nous, les dyspraxiques, pensons différemment, et je pense que ça m’a aidée puisque je travaille dans l’industrie de la création » Elle a d’ailleurs rencontré des enfants dyspraxiques avant un concert en Irlande.

  • Jean Dujardin

Je crois que j’ai plus besoin de le présenter ce monsieur ! Petit, c’était un grand rêveur (j’ai l’impression qu’on a tous ça en commun), Jean de la Lune, maladroit, pas très bon à l’école et catastrophique en rugby. Mais pas malheureux grâce à son « petit monde » ! Je vous redirige vers ce très bon article du Monde, qui m’a soufflé l’idée [ici]

David Bailey, un photographe, serait également dyspraxique !

Passons aux personnages historiques, et attention, il y a de quoi être fier.

  • Einstein

Oui oui, cet Einstein là.

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Il oubliait régulièrement ses tables de multiplication (!!!), ne savait pas attacher ses lacets (on devrait faire un club), et a perdu plusieurs jobs à cause de sa mauvaise orthographe.. Quand je galère trop sur mes chaussures, je me dit que lui non plus n’y arrivait pas 😉

Et puis il a dit de belles choses, l’une étant particulièrement appropriée pour l’éducation et notamment celle des dys …

« Tous les gens sont des génies. Mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper un arbre, il va croire toute sa vie qu’il est stupide. »

  • Winston Churchill

Churchill avait un trouble du langage et certains pensent qu’il était aussi dyslexique. Cela n’a pas empêché de mener et protéger la Grande Bretagne pendant les bombardement de la Seconde Guerre Mondiale, restant à Londres pendant ceux-ci pour être proche des gens touchés. On peut visiter les « Churchill War rooms », des souterrains (bunker) à Londres qui abritaient le centre de commandement pendant cette guerre. J’y suis allée l’année dernière, c’était assez fascinant à voir. Churchill est aussi connu pour ses nombreux discours de guerre, mémorables.

Image(la salle des cartes !)

J’ai peu de détails, mais beaucoup d’écrivains sont également suspectés dys d’après wikipédia :  Emily Brontë, Charlotte Brontë, le poète Samuel Taylor Coleridge, G.K. Chesterton, Ernest Hemingway, Jack Kerouac, George Orwell (j’adore 1984 !).

La liste de dyslexiques célèbres peut-être aussi très longue puisque c’est plus connu, mais une personne que j’ai particulièrement retenu était Agatha Christie ! Etre dyslexique et écrivain est loin d’être incompatible !

C’est un article court comparé au précédent, parce que je ne peux pas aller aussi loin dans l’analyse qu’avec des personnes fictionnels, je prends les infos que je connais (ce que je veux dire, c’est que je ne peux pas m’amuser à diagnostiquer de vraies personnes, même si des fois je ne fais pas exprès..).

Ils nous prouvent tous une chose, tout de même : Etre dys n’est pas une limite, et si on veut vraiment quelque chose, on peut tous y arriver ! Etre dys est même une qualité, parce que penser différemment rend créatif !

L’enfant différent : l’accepter, le respecter

Petite section : J’ai deux ans et demi. Je ne sais pas m’habiller toute seule. La maîtresse m’assoit une heure et demi dans le couloir parce que j’ai « refusé » de mettre mon manteau seule. Cette histoire, on me l’a juste rapportée, je ne m’en souvient pas, mais après ça, je suis devenue muette (mutisme sélectif, à la maison j’étais une pipelette ;)). J’étais encore un bambin, je n’avais rien fait de mal, et c’est pas difficile de savoir que ce « refus » était plutôt une incapacité. Pendant toute ma petite section, je ne parle pas, le plus souvent je ne comprends pas ce qu’on me demande (bon, ça c’est un souvenir alors je suis pas sûre) ou ce que je fais là, je joue toute seule et ça ne me dérange pas plus que ça. 

Moyenne section (puis grande section) : Nouvelle prof. Rapidement, elle s’étonne. On lui avait dit que je ne parlais pas, mais elle a plutôt du mal à me faire taire ! Et forcément. Dans un environnement ou on me valorise et m’accepte plutôt que de me punir , où l’on me laisse parler d’Afrique et d’espace et de mes « obsessions » avec la maîtresse même si ce serait mieux que je socialise avec les enfants, je suis mieux et plus épanouie. C’est aussi simple que ça. 

CP/CE1 : Je passe beaucoup de mes récréations à lire. La maîtresse vient me chercher quand je suis toute seule dans un coin de la cour avec mon journal de Mickey et me demande d’aller jouer avec les autres enfants. Je ne comprends pas ce que je fais de mal. J’erre dans la cour à la recherche d’un groupe avec qui « jouer » même si je préférerais vraiment finir mon chapitre sur Donald. Jouer au loup, c’est pas drôle parce que je ne cours pas assez vite. La marelle, les autres changent les règles pour tricher et ça m’énerve, et je n’ose pas leur dire. Les autres jeux, on me donne toujours les mauvais rôles. 

N’empêche qu’au bout d’un moment, je me fais une amie de moi-même, et on reste que toute les deux, tout le temps. En CE2, c’est elle qui me fait jouer avec d’autres enfants, mais pas tout le temps, des fois, on aime bien être juste ensemble. C’est une amitié qui m’apportera beaucoup et durera jusqu’à la 6ème. 

CE2,CM1,CM2 : On me valorise. Savoir lire n’est plus un problème, et on me laisse socialiser comme je l’entends, ce qui est beaucoup moins stressant… J’aime plus l’école et j’aime les récréations. Je suis par contre toujours la dernière à sortir de classe quand on va faire du sport dehors (beuuuh)

6ème : La prof de maths m’envoie au tableau. J’ai fait l’exercice, j’ai même eu juste, mais en la voyant attendre, en voyant toute la classe me regarder, je fonds en larmes et finit à l’infirmerie parce qu’en plus, je saignait du nez (sympa pour la fille qui ne veut pas se faire remarquer…)
Plus tard, cette prof dira à ma mère que j’étais « pire qu’une fontaine ». (sympa, pour une petite de 11 ans avec un bon début d’anxiété sociale, charmant). Elle dit aussi à toute la classe qu’il faudrait que j’arrête de « faire des grimaces » et quand je lui dit que je n’en fait pas (j’ai toujours aucune idée de ce qu’elle voulait dire), remarque sarcastique « ah bah c’est grave alors ». Merci de planter le décor pour le harcèlement scolaire madame. *soupir*

A côté, je réussis en anglais, parce que le prof encourage à participer et il est « positif » (même si j’avoue que dès le début, j’ai des facilités dans cette matière, comme en français).

Vous m’avez comprise.

La morale de l’histoire ? 

Quand un enfant est un peu différent, les adultes ont environ trois approches. Les deux premières sont malheureusement prédominantes. 

  • Essayer de le changer. Comme quand on m’empêchait de lire dans la cour et me forçait à aller jouer avec les autres (et visiblement c’était pas très efficace). Comme quand on croit qu’un enfant qui a l’air normal sera plus heureux. Et bien non, moi j’étais plus heureuse quand je pouvais citer toutes les planètes avec la maîtresse en maternelle, et quand je pouvais lire toute seule dans la cour. Evidemment il y a des enfants qui souffrent de la solitude. Mais… pourquoi ne pas leur demander ? Pourquoi on m’a pas demandé mon avis ? Et puis au final, je me suis bien débrouillée toute seule après, ça m’a juste pris un peu de temps.  Croyez moi, un enfant autiste qu’on empêchera de « hand-flapping »(agiter les mains) par exemple, il ne sera pas heureux, si on le prive d’une manière de réguler son environnement et de réduire son stress. Même s’il aura l’air « plus normal ».  Il faudrait jeter ce « moule » dans lequel on essaie de caser tous les enfants, et accepter qu’ils sont tous différents, certains un peu plus que d’autres. 
  • Punir et humilier. On ne se pose pas de questions. Si elle ne veut pas mettre son manteau, c’est qu’elle refuse juste d’obéir, pas qu’elle ne comprends pas comment l’enfiler toute seule. Si elle parle en classe sans lever la main et réponds à toutes mes questions en empêchant les autres enfants de parler, c’est qu’elle refuse les règles, pas qu’elle n’a juste pas intégré ces règles qu’il faudrait lui réexpliquer (j’étais en première section… j’ai encore fini dans le couloir). Elle fond en larmes au tableau ? On fait des remarques sarcastiques et on essaie pas de savoir pourquoi. Punir avant d’essayer de comprendre, pour que l’enfant rentre, encore « dans le moule ».  Si l’enfant fait quelque chose de « bizarre » au collège, le dire devant toute la classe. Après tout, c’est de sa faute s’il ne s’intègre pas (et on dit que les profs ne participent pas au harcèlement ?). 
  • Accepter et valoriser. Elle sait lire avant les autres ? Génial ! Elle est sensible ? C’est une qualité aussi. Accepter l’enfant comme il est, valoriser tous ces points forts et « atténuer » les erreurs. Ma prof de CE2 me disait que j’étais littéraire, et ça me rendait très fière et moins triste d’avoir du mal en maths. Au moindre problème, on essaie de comprendre. On valorise la différence qui est une richesse, l’individualité, l’originalité. On montre aux autres enfants que la différence, c’est chouette, c’est enrichissant. Enfin quoi, les enfants prennent exemple sur leurs professeurs… Trop peu d’enfants rentrent dans « le moule » de toute façon non ? Pour beaucoup c’est des efforts incessants. Et quand un enfant à une manière d’apprendre différente, on s’adapte. On fait assez d’efforts pour s’adapter à tout le monde, à leur manière d’apprendre, ce serait bien que les autres s’adaptent à nous eux aussi.

Voilà, je pense pas révolutionner l’éducation mais… Juste mon avis. Ce serait bien d’apprendre à ne pas juger au premier coup d’oeil.

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« Merci de me supporter pendant que je parle de choses dont tu te fiches » (à ma maîtresse de moyenne section 😉 et la plupart de mes proches en fait)

« Je viens d’une autre planète. » ou les joies des interactions sociales

C’est difficile de comprendre les autres.

Je commence seulement à m’en sortir dans l’art compliqué des interactions sociales. Je sais que c’est bien de sourire,  pendant longtemps je souriais même quand j’avais envie de pleurer parce que je penserai que ça rendrais les gens gentils avec moi. C’est un mécanisme de défense maintenant, alors j’ai toujours le sourire. Forcé ou non.

Je dis très peu mon avis quand il diffère de celui des autres parce que j’ai peur du conflit. Quand le sujet est « chaud » je me range du côté du plus fort. Ou je nuance, j’insinue que je ne suis pas d’accord mais avec peu de conviction. Bon, ça, c’est pas avec tout le monde. En famille, on me connaît comme celle qui râle dès que quelqu’un dit un truc qui déplaît. Avec les amis très proches, je suis franche aussi, ou presque (si ça part en conflit je retourne vite ma veste !).. Et plus détendue (là encore, sauf si ça tourne mal.)

J’ai de l’humour. Ça plait, alors je fais tout le temps des blagues et je fais rire les autres. C’est essentiellement comme ça que je me fais des amis.

J’ai des badges sur mon sac. Sans rire, des badges Doctor Who ça garantit que des fans du Docteur viennent me parler. Ça fait un point commun, un sujet de conversation et sûrement d’autres en commun car beaucoup de ces fans aiment les jeux vidéos aussi par exemple. Certaines amies que j’ai à présent m’ont parlé pour la première fois grâce à mes badges Harry Potter en première année de fac. ^^ (je vous dédis cet article si vous me lisez les filles)

On me dit posée, joyeuse et un peu folle ou excentrique quand en réalité je suis pas sûre de moi, et anxieuse. Je module ma voix de façon parfois excessive pour éviter de parler lentement comme je le faisais avant. Parfois je suis surexcitée. Parfois j’ennuie tout le monde en parlant beaucoup trop de mon obsession du moment. Et encore, je m’améliore ^^

Une fois que je connais des gens et que je sais qu’ils apprécient ma compagnie, ça passe. Je me « calme ». Je garde cette personnalité là et ça va, même si parfois ils me trouvent un peu bizarre, ils ont souvent eux-même leurs bizarreries, sinon on aurait du mal à être amis..

Les nouvelles personnes, par contre… Les inconnus, je ne peux pas prévoir leur réaction comme je peux faire avec des personnes connues. Je ne sais pas comment leur dire bonjour, comment leur parler ou apprendre à les connaître, comment commencer une conversation. Je suis anxieuse, j’ai du mal à parler. Je déteste me retrouver seule avec quelqu’un. J’entends beaucoup de gens qui ne sont pas à l’aise en groupe, mais personnellement je trouve ça vraiment plus simple. Quand on parle avec plusieurs personnes en même temps, il suffit de hocher la tête, de sourire, de dire une bêtise de temps en temps et d’ajouter son grain de sel régulièrement dans la conversation et tout va bien.  Avec une seule personne, il faut tout faire. Commencer la conversation, trouver un sujet, faire du contact visuel (je ne regarde que très rarement les gens dans les yeux, surtout tout seuls), ne pas laisser les gros silences s’installer (GROSSE PEUR de ma part, ce qui me fait souvent babiller à tort et à travers sur des sujets qui n’intéressent personne), être intéressant…

Et pourtant je me suis beaucoup améliorée depuis l’adolescence. Maintenant je sais si les gens se moquent de moi méchamment ou gentiment. Je sais s’ils m’aiment bien ou pas, s’ils  veulent se servir de moi ou me demandent juste un service. Avant je n’avais aucun moyen de différencier ces choses là, et souvent je ne savais pas si j’étais censée rire ou être blessée. On sait déjà que j’ai été harcelée. C’est sûrement du à ça en partie et à ma façon de parler lente et très douce à l’époque (ça revient parfois, je parle pas fort… sauf quand je suis excitée, et là c’est TROP fort.). J’avais un délai avant de répondre aux autres, et souvent on me parlait comme à un bébé. On m’insultait, je souriais, puisque sourire rend les gens « gentils ». J’étais « lente » et « bête ». Des fois je disais des « bêtises ».  Parfois je ne comprenais même pas ce qu’on me disait et j’avais besoin qu’on répète ; sûrement à cause des bruits de fond. On me traitait beaucoup de bébé aussi, quand moi je pensais que de toute façon, on était tous très jeunes. Parfois des blagues qui marchaient une année me rendaient « débile » l’année suivante. J’essayais de copier le comportement des autres je pense, mais avec du retard… J’essayais de m’habiller de la même façon et je faisais semblant d’aimer les mêmes musiques (qu’en fait je détestais), mais ça ne marchait pas.

Les règles sociales de cette époque là sont juste incompréhensibles. J’ai même eu du mal à repérer le sarcasme quand moi-même j’étais presque tout le temps sarcastique… On m’a dit une fois que les gens ne savaient jamais si j’étais sérieuse ou ironique. Quand j’arrivais à parler, je répétais toujours les mêmes choses, je parlais trop fort ou pas assez, et j’ennuyais tout le monde avec mes obsessions (j’ai embêté beaucoup de monde avec le Japon à 14-15 ans).

Et en plus je croyais un peu tout le monde…

J’ai souvent pensé au syndrome d’Asperger, mais je n’ai jamais eu de problèmes de routine ou de rituels à ce que je sache. Et je ne manque pas trop de tact. Donc je suis dans la limite. Dans une certaine mesure je me vois dans le spectre autistique, quelque part. Et puis je viens de le dire, c’était beaucoup plus visible à 13-14 ans. Maintenant je n’ai pas à faire trop d’efforts pour m’en sortir en groupe une fois que je connais les gens. La seule condition c’est qu’ils viennent vers moi en premier. Ou que je connaisse déjà UNE personne dans le groupe. Je parle assez normalement maintenant, et je dis souvent des choses qui font rire. Et j’attire les gens qui ont les mêmes goûts ou passions que moi. Alors ça va.

Cette année j’ai juste eu énormément de mal à m’intégrer à mon groupe de théâtre de la fac. Retour en arrière complet : parler dans le vide, pas assez fort, être dans mon coin… Donc oui, ça arrive. Beaucoup quand tout le monde se connaît sauf moi. (c’est l’intérêt dans les nouvelles classes, quand absolument personne se connaît au début les gens font plus d’efforts et se mélangent plus… Et suivre des cours ensemble aident bien à commencer les conversations). Et quand je dois rencontrer de nouvelles personnes, j’appréhende et j’ai souvent peur.

J’ai été assez phobique sociale pendant une époque. Maintenant que j’arrive à parler à quelques inconnus sans courir me cacher, et que j’ai pas mal d’amis, je considère avoir fait d’énormes progrès ^^. Ma seule difficulté maintenant, c’est de me rapprocher. J’ai beaucoup d’amitiés assez superficielles parce que je trouve très difficile de me confier. Et puis tout ce qui est social m’épuise au bout d’un moment, donc j’ai besoin de solitude de temps en temps ou je pique des crises de panique (fatigue => + de problèmes sensoriels !!).

Donc oui, je suis assez obsédée par l’autisme (c’est un de mes gros intérêts), mais d’une certaine façon j’ai des traits. Et je défends beaucoup la cause de l’autisme parce que je me sens concernée et parce que je ressens souvent les mêmes choses que mes amis qui ont le syndrome d’asperger. On est très proches, même si moi je n’ai pas de diagnostic officiel.

Les troubles des apprentissages dans les médias

Ça vous est jamais arrivé de vous dire en regardant une série, un film, ou en lisant un livre de vous dire : « ah, ce personnage a l’air dyspraxique ! »(ou aspergers, ou dyslexique…). Parce que personnellement je passe ma vie à faire ce genre de théorie. Bon, il faut dire qu’en ce qui concerne les livres et les séries que j’aime je suis une grande théoricienne, j’adore analyser tout tout TOUT. Je trouve pas les choses intéressantes si elles sont pas complexes !

C’est toujours réconfortant de se trouver des « modèles », des personnages dyspraxiques, ou dyslexiques (ou autres) qui réussissent et surtout à qui on va s’identifier. Alors faisons un petit tour des neuroatypiques de mes séries et livres préférés. Un article plus joyeux que d’habitude. Ah et j’espère que vous aimez Harry Potter…

  • Neville Londubat (Harry Potter)

Pour moi c’est le plus évident. Neville a du mal en cours, il est maladroit, catastrophique sur son balai, il passe aussi son temps à oublier des choses et parfois se retrouve coincé devant la salle commune parce qu’il a oublié le mot de passe.. Il est également très très mauvais en potions parce qu’il met les ingrédients dans le mauvais ordre, les dose mal ou renverse des choses (ça me rappelle mes TDs de chimie..). Oh, et il casse des choses 🙂

« […], Ah et vous, ajouta-t-elle en prenant Neville par le bras pour le faire lever, quand vous aurez cassé votre première tasse, j’aimerais bien que vous en preniez une bleue. Je tiens beaucoup aux rosées.

Et en effet, peine Neville s’était-il approché de l’étagère aux tasses qu’il y eut un bruit de porcelaine brisée. Le professeur Trelawney se précipita avec une pelle et une balayette.

– Alors, maintenant, une bleue, si ça ne vous ennuie pas… Merci… »

Il a aussi le côté obsessionnel, il a un grand talent pour la botanique, passe son temps à l’étudier et en parle souvent (même quand Harry s’en fiche..).

Mais Neville n’est pas un « loser », il n’est pas lâche, en fait plusieurs fois il fait preuve de courage et fait partie de l’AD, et se bat contre les Mangemorts au côté de Harry et les autres. Dans le dernier tome, c’est une figure de résistant, il doit se cacher au sein du chateau dirigé par les mangemorts, et il est blessé pour avoir refusé de lancer un sortilège de torture. Et au final il se révèle être un personnage clé de l’histoire puisqu’il est très lié à Harry Potter (selon la prophétie le garçon qui a survécu aurait pu être Neville. Comme Harry, c’est d’ailleurs presque un orphelin puisque ses parents ont été réduits à l’état de légumes par les Mangemorts) et IL TUE LE SERPENT DE VOLDEMORT. Dans une scène absolument héroïque et épique.

Neville Londubat est mon héros et c’est mon personnage préféré (avec Luna Lovegood) de la saga Harry Potter. Il m’a montré que la bravoure a pleins de formes différentes et qu’être maladroit n’empêche pas d’être héroique !

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  • Nymphadora Tonks (Harry Potter)

Tonks apparaît assez tard dans les livres, c’est une Auror qui fait partie de l’Ordre du Phénix. Une combattante des forces du mal donc, ce qui déjà, est assez classe. Et puis elle vient de Poufsouffle, la maison de ceux qui accordent une plus grande valeur à l’amitié et au travail, les Poufsouffle sont très loyaux et vivent en harmonie (ils n’aiment pas le conflit), c’est pourquoi c’est ma maison préférée 🙂

On ne la voit pas aussi souvent que Neville mais elle reste un personnage important et très apprécié. Elle est métamorphomage, ce qui veut dire qu’elle peut changer son apparence à volonté, par la magie. Fréquemment, on la voit faire tomber des choses (un porte manteau.. ) dans les quartiers de l’ordre du Phénix.

« Ses capacités de Métamorphomage l’ont avantagée à son examen d’Auror : « J’ai eu les notes maximum en classe de dissimulation et déguisement. (…) Et sans avoir besoin d’étudier. C’était parfait ». Cependant elle est très maladroite, ce qui lui a posé problème pour l’épreuve de filature. » (page wikia)

Tonks montre moins de « signes » mais la plupart des fans dyspraxiques que je connait la lisent dys aussi. Vu qu’elle est très attachante, fun et forte je n’y voit pas d’objection !

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  • Luna Lovegood (Hary Potter)

Okay, Luna n’est pas dyspraxique et je ne suis même pas sûre qu’elle soit neuroatypique (même si je pense qu’elle pourrait être un peu précoce), mais une chose est sûre : Luna est différente des autres. Elle est assez solitaire quand on la rencontre et les autres élèves la trouvent étrange, l’appellent « Loufoca » et elle subit quelques persécutions (on lui cache ses chaussures..). Pourtant, jamais Luna ne se plaint. Elle prend toujours les choses avec philosophie et sagesse, parce qu’elle sait que « les gens ont peur de ce qui est différent ». Luna a ses propres croyances, et elle semble vivre dans un monde différent des autres parfois mais jamais elle ne change ce qu’elle est pour s’intégrer. Et ça, chez un personnage de 15 ans, je trouve ça très très fort.

Quand au début Luna semble juste être « folle », elle se révèle être un des personnages les plus sages du bouquin, c’est elle qui comprends le mieux les autres et ce qu’il se passe autour d’elle. Elle dit à Harry : « Si j’étais Voldemort, je m’arrangerai pour que tu te sentes tout seul, parce qu’alors, tu ne seras plus aussi effrayant » (c’est sorti de tête alors c’est pas exact du tout ^^)

Au final Luna se trouve de vrais amis, avec Neville, Harry, Hermione et tous les autres, et c’est une amie sincère, loyale qui ne change jamais sa façon d’être pour plaire aux autres.

Je me suis beaucoup identifié à Luna parce qu’on disait que j’étais folle moi aussi, et elle m’a appris que je pourrais moi aussi me trouver des amis proches et sincères si j’étais patiente, et si je restais moi-même. Que ce n’était pas grave d’être « bizarre » et qu’un jour, ça fera ma richesse. Que peut-être même un jour les gens m’aimeront pour cette différence.

Merci Luna, merci JK Rowling aussi.

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  • Jaime Lannister (Game of Thrones)

On passe à une toute autre série. Jaime Lannister, celui qu’avec ma mère on appelle « le prince charmant » (il a la même coupe que celui de Shrek). En regardant la saison 2 un certain discours de son père, Tywin, m’a fait sourire. A ce moment là, il parle avec Arya, s’étonnant qu’elle sache lire puisqu’elle est censée être de naissance populaire (Arya cache son identité à ce moment là).

Il raconte à quel point Jaime avait du mal à apprendre à lire et qu’il a du le tutorer quatre heures par jour pour qu’il puisse enfin y arriver. Ce fut douloureux et difficile mais maintenant Jaime est content de savoir lire !

Jaime Lannister semble vraiment être dyslexique et j’aime bien avoir des personnages neuroatypiques dans une série de fantasy « médiévale ». Ça montre bien que les troubles des apprentissages ne sont pas des inventions du 21ème siècle ^^

Certaines personnes pensent aussi qu’il aurait une forme d’Asperger, mais ces personnes ont lu tous les livres et moi pas encore, je ne peux donc pas me prononcer mais je trouve ça intéressant !

(pardon pour l’image, pas pu résister)

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(source : http://fygot.tumblr.com/post/6578359743)

 

  • Le Onzième Docteur (Docteur Who)

Bon alors honnêtement, je n’ai pas grand chose à dire à part que le Docteur a tendance à se casser la figure un peu partout, a une personnalité assez maladroite en général.

… Mais je suis assez convaincue que ça ne vient pas du personnage mais de l’acteur qui le joue. Matt Smith a toujours fait très dyspraxique pour moi :p. Ceci dit le personnage du Docteur me semble un peu hyperactif aussi, alors pourquoi pas ? Et puis il voyage dans le temps et sauve le monde alors je veux bien !

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(« ce hamac est défectueux » mais oui mais oui)

  • Annie Cresta (The Hunger Games) (attention si vous avez pas lu les livres vous allez vous faire spoiler – révéler la suite quoi-)

C’est une théorie assez personnelle, parce que tout d’abord Annie n’est pas tellement présente dans les livres. Mais il est dit qu’Annie est considérée comme « folle ». En même temps, c’est Katniss qui dit ça, et Katniss ne connaît pas d’autres termes pour décrire un comportement qui sort de la norme. Annie a quelques comportements que je trouve « autiste », elle a souvent l’air loin et ailleurs, elle se bouche souvent les oreilles quand un son la dérange et elle semble voir ou percevoir des choses que personne ne voit (différences de perceptions). Après il est clair qu’Annie, après les jeux est atteinte d’une forme assez grave de syndrome post traumatique, comme tous les autres d’ailleurs, mais ça ne suffit pas à tout expliquer.

En prenant comme hypothèse le fait qu’elle aurait été autiste dès le début (et je pense que ça ne se voyait pas nécessairement avant mais que le traumatisme a aggravé ses symptômes), on peut avoir une pensée terrifiante. Etant donné qu’un gouvernement de dictature est très très enclin à être eugéniste, et que les Hunger Games sont destinés à éliminer les enfants qui sont un gâchis de ressources pour le Capitol (la tesserae donnée aux familles qui ne peuvent pas se nourrir seules les rends plus enclins à finir aux jeux), et si Annie avait été envoyée exprès dans les jeux pour se débarrasser d’elle, à cause de son autisme et de sa différence?  Ça soulève beaucoup de questions sur l’éthique n’est ce pas ? Ça choque ! Pourtant c’est A CE POINT que le gouvernement de Panem est oppressif et je pense que ça fait réfléchir. Bien, pour une dystopie.

Bien sûr ce n’est qu’une hypothèse mais je trouve ça intéressant à explorer. Certains pense qu’elle aurait plutôt une maladie mentale, ce qui n’est pas inintéressant à explorer non plus.

Annie est un personnage « mineur », et pourtant c’est l’un de mes préférés pour sa force. C’est une battante et une survivante.

  • Liberty Van Zandt (Degrassi la nouvelle génération)

Je regarde cette série depuis que j’ai 12 ans (parce que oui oui je regarde toujours, je sais, je sais…). Dans les premières saisons, Liberty, une « première de la classe » qui accorde beaucoup beaucoup d’importance à son travail scolaire doit prendre des leçons de tutorat avec un prof de maths. Je vous passe l’histoire des rumeurs qui a suivi parce qu’on s’en fiche, mais à la fin elle découvre qu’elle est dyscalculique. Bon, on en entends plus jamais parler après parce que malheureusement Degrassi marche comme ça, mais c’était quand même chouette. Surtout qu’ils montraient bien que ça voulait pas dire qu’on était bête.

Cet épisode, c’était la première fois que j’entendais parler de la dyscalculie, j’avais treize ans. J’ai pas osé me dire que je pourrais avoir ça ceci dit à l’époque, dommage..

Degrassi fait un bon boulot avec les troubles des apprentissages, déjà dans la première série (les années collège/lycée en France ^^), Joey Jeremiah se fait diagnostiquer une dysgraphie. Dans la nouvelle génération on a aussi Anya qui est dyslexique et Connor a aspergers (même si je n’aime pas trop comment ils représentent le trouble là pour le coup). Il a aussi un petit groupe de personnages « précoces » (ils sont dans la « classe des surdoués » comme ils disent)

 

  • Pour finir, des suggestions en vrac
  • Sherlock (BBC Sherlock) est un adulte à haut QI et beaucoup le lisent comme Aspergers
  • Sheldon Cooper (The Big bang theory) : Aspergers
  • Merlin (BBC Merlin), selon une amie, aurait l’air dyspraxique :p
  • Bella Swan, malgré tout le désamour que j’ai pour twilight, ferait dyspraxique aussi
  • … Dory dans le monde de Némo est amnésique, je pense que ça compte :p
  • JJ de Skins a Aspergers (là encore c’est dit dans la série)
  • Ryder et Sam, dans Glee, sont dyslexiques (Ryder a d’ailleurs une très belle tirade quand il vient de se faire diagnostiquer), et je pense que Brittany l’est aussi (et hyperactive aussi)

Voilà, peut être que j’en trouverais d’autres plus tard mais en attendant vous pouvez faire des suggestions dans les commentaires !

Et la prochaine fois on pourra parler des personnages historiques. (Churchill ! Einstein ! oui oui !)