« Maman, tout le monde me déteste »

Comment parler de ce que je considère être « THE sujet difficile » pour moi.. En commençant par le début ?

Quand il s’agit du harcèlement scolaire, j’aurai aimé avoir une foule de conseils et de solutions miracles, mais en tant qu’ex victime je ne sais même pas. Parce que j’avais beau essayer de m’en sortir, ça ne marchait pas. Il a fallu que ce soit les autres qui changent, pas moi.

De la 5ème jusqu’au début de la première, on m’a humiliée, on s’est moqué de moi, on m’a constamment traité d’idiote, de « bizarre », de folle, de lente, de « gogole », on a été ami avec moi juste pour le plaisir de m’insulter en plus sans que je réalise, on m’a manipulée.

Il y avait des signes avant déjà, mais je ne réalisais pas. J’avais des copines, c’était bien, alors je me fichais bien des garçons de 6ème qui disaient que j’était bête et « deux de tension » parce que les filles étaient gentilles avec moi. C’était pas aussi constant, et je crois que j’étais trop dans mon monde pour réaliser. Même si une gamine en CM2 m’a quand même baissé ma jupe devant toute la classe une fois (et j’ai même pas compris pourquoi c’était drôle). Je souffrais pas autant de ce genre de trucs étant petite, j’avais ma meilleure amie alors les autres je m’en fichais, même s’ils me faisaient peur. Il y avait un garçon qui m’embêtait à cette époque, et je me suis dit qu’il arrêterait si je disais oui à tout. Le problème c’est que j’ai gardé cette stratégie pendant des années, qui en fait est très mauvaise. J’étais naïve au fond. J’ai « solitaire » de marqué dans tous le dossier scolaire de la maternelle à la primaire, mais ça ne me faisais pas souffrir et je comprenais pas pourquoi les maîtresses avaient l’air d’avoir pitié de moi. J’avais une amie, c’était suffisant.

C’est vrai que j’ai commencé à avoir mes premières grosses angoisses en 6ème. Les profs me terrorisaient  à en pleurer en maths, l’EPS c’était tellement humiliant qu’une fois je me suis évanouie avant d’y aller (je pense que c’était de l’angoisse au final), j’étais malade tous les matins.

Tous les noms ici ont été changé.

Mais nan, c’est en 5ème que ça a vraiment commencé. Tout d’un coup, les quelques copines de l’année d’avant sont devenues bizarre et ont arrêté de me parler. Ma meilleure amie Laura était dans une autre classe et elle était différente aussi. Je me suis fait une copine, Elodie, alors ça allait. Mais doucement, on commençait à rire en classe quand je parlais. A faire des remarques méchantes tout haut. Et toutes les filles me parlaient lentement et comme à un bébé, comme si j’étais idiote. Dès que j’ouvrais la bouche, je bafouillais et j’avais l’impression de dire des bêtises, et je parlais lentement. J’ai toujours parlé lentement et on se moquait de moi. Mais quand je connaissais la réponse, j’avais besoin de le dire, et j’étais excellente en français, et puis j’aimais beaucoup parler aux profs. Ça devait gêner, ça faisait de moi une intello.

Quand on me disais des choses méchantes je ne m’en rendais pas toujours compte, et je riais ou souriait parce que je savais pas comment j’étais censée réagir. C’était des blagues, il fallait rire, n’est ce pas ?

Laura aimait bien dire du mal d’Elodie, tout le temps. Je finissais par y croire, mais je n’y faisais rien. Je suivais. Et je crois qu’elle disais du mal de moi quand elle était avec Elodie, mais je ne m’en rendais pas compte même si c’était assez évident. Je faisais confiance. Mais c’en est quand venu au « mais elle se sert de toi, elle t’aime pas » et petit à petit, je croyais de plus en plus.

On en vient au cours d’EPS ~ou tout a basculé~ (quoi ?).

C’est très débile honnêtement, mais rappelons le fait que le moindre truc est dramatique quand on a 12 ans et demi/13 ans. On devait faire des groupes, j’étais avec Laura et les nouvelles copines, Elodie est venue demander si elle pouvait venir dans notre groupe, et on a dit non. Enfin Laura et les autres ont décidé qu’on dirait non et j’ai suivi. Je ne voulais blesser personne moi, j’ai juste suivi et je pense avoir trouvé un tas d’excuses pour justifier ça mais je me souviens pas desquelles, juste qu’Elodie a pleuré pendant les deux heures et que moi tout ce que je me disais, c’était « ça m’arrive et je pleure pas pendant deux heures moi ».

Ça aurait pu s’arrêter là. Mais ma classe en a décidé autrement. Première erreur, une engueulade avec la fille populaire de la classe dans les vestiaires juste après, que je détestais déjà parce que c’était un peu la chef de file de ceux qui disait des méchancetés très fort sur moi pour que toute la classe se marre. Je me souviens pas du tout de ce qui s’est dit mais ça devait être violent.

Après ça, ma classe a apparemment décidé que je devais être punie pour cette horrible chose que j’avais fait à Elodie (qui elle-même n’étais pas très aimée dans la classe à la base et qui tout d’un coup avait des amies du coup ??). Il fallait que je paie. Les rires étaient déjà systématiques dès que j’ouvrais la bouche, mais là plus personne ne me parlait. Et je n’avais plus d’amie pour me réconforter puisqu’on ne se parlait plus et je la blâmait pour tout. J’étais seule. On m’ignorait très très souvent, comme si je n’existait pas. Je parlais dans le vide. On s’arrêtait de parler quand j’arrivais. On pouffait de rire devant moi et on me parlais toujours comme à une demeurée, quand on me parlais. Le tout accompagné d’insultes régulières et de « c’est dégueulasse ce que t’as fait » venant de filles qui étaient des copines l’année d’avant.

J’ai décidé que c’était la faute d’Elodie en plus. C’est important pour la suite.

Mes « maladies » le matin devenaient encore plus fréquentes (j’avais des grosses nausées en général) et quand j’arrivais à manquer les cours, je le faisais.

A côté de ça, mon amie d’enfance qui commençait à s’éloigner de moi (donc pas Laura, une autre miss), a perdu sa mère, de qui j’étais proche en primaire. Je ne pouvait pas l’aider, je ne savais pas comment, et je pleurais en classe. Et en fait, je perdais ma dernière béquille. Parce que si on se parlait moins souvent, c’était toujours la personne que j’aimais le plus. Et après un choc comme ça, elle arrêtera complètement de me voir.

Je crois que c’était la première fois que j’étais si triste et angoissée, et c’est là dessus que l’année s’est terminée.

La 4ème, c’est sensiblement la même chose.

Sauf que Laura était dans ma classe. Et Laura… Laura a été l’amie toxique pendant plusieurs années après ça. Elle se moquait constamment de moi, me rappelait ce que je faisais mal, tout haut, ne me défendais jamais quand les autres se fichaient de moi (et préférait me rappeler que « tout le monde se fout de ta gueule ! »). J’étais son petit chien. Et parfois, elle trouvait une excuse pour m’insulter, quelque chose que j’avais mal fait, et traîner avec d’autres filles du groupe tout en me rejetant. Faire semblant de vomir quand l’une se retrouvait à côté de moi, les rires constants, les insultes. Et une fois que je passais mon temps à pleurer, elle revenait vers moi et parfois faisait la même chose à une autre fille. Je ne savais jamais si j’étais bien ou pas, j’étais constamment en danger de rejet. Je savais juste que tout le monde me détestait et riait dès que je parlais et me traitais d’idiote et de « deux de tens » et me criait dessus en sport parce que j’étais nulle, alors je préférais rester avec une personne qui me parlait et qui parfois était gentille avec moi. Les fois ou elle avait pas besoin de me descendre plus bas que terre on avait des bons moments.

Et c’est d’ailleurs pour ça que le harcèlement se voyait mal. Parce que j’avais des « copines ». « Copines » qui participaient en fait au harcèlement.

C’était trop dur d’être toute seule.

Ça a été toute l’année comme ça. A voir les autres me mettre de côté et se ficher de moi, à me faire rejeter puis re-aimée puis rejetée encore pour quelconque faute et me faire insulter sur le ton de la blague, donc si je me plaignais j’étais qu’une chieuse qui comprenais pas les blagues. Constamment déçue.

Et moi-même je rejetais tout ça sur Elodie. C’était de sa faute. Alors quand Laura voulait s’en prendre à elle, je suivait. Et j’avais honte après. Mais tant que c’était elle, c’était pas moi.

Tous les 15 jours, j’arrivais à louper des cours pour des « gastros ». Si seulement on m’avais expliqué que mes nausées tous les matins étaient des angoisses pures et simples.

Ah, et je saurais jamais pourquoi mais la plupart des SEGPA voulaient me « casser la gueule ».

Pendant le voyage de classe en Ecosse, j’étais avec Laura et une autre copine, et je pensais que ce serait génial. Le premier jour j’ai fait une gaffe, elles ont passé le reste du voyage a me la rappeler et à me lister tout ce que j’avais fait de mal, pendant que je réalisais qu’elle ne me parlais que quand elles avaient besoin de mon baladeur et quand je le donnais pas, j’étais une « connasse ». Je passais les nuits à pleurer pendant qu’elles prenaient l’autre chambre toutes les deux (on avait deux chambres pour trois, on était censée tourner mais j’ai dormi seule la plupart du temps.). J’ai quand même beaucoup aimé les visites et le paysage et je rêve de retourner en Ecosse parce que c’est un pays magnifique. Je pense que malgré tout c’est de là que vient mon amour pour le Royaume Uni (ça et le super prof d’anglais que j’avais à l’époque, qui me voyais toute seule et prenais des nouvelles même si je mentais <3)

Au moins c’est là que j’ai compris. Je crois que j’ai même baffé Laura tellement elle m’avait énervée, même pas fait exprès. Mais j’ai eu tellement peur après que j’ai du m’excuser 50 fois.

En troisième la même chose, même si cette année là j’ai appris à me fermer.

Si je restais souvent avec Laura et les autres (après tout certaines de ses copines étaient pas si mal..), je la détestais intérieurement. J’ai commencé à ne porterque du noir pour les autres arrêtent d’essayer de m’approcher ou de me parler (et ça marchait plutôt bien, cette année fut un peu plus calme que la 4ème). Je passais beaucoup de mes récrés cachée dans les toilettes parce que tout le monde me regardait tout le temps ou me glissait des méchancetés, dans un coin avec un bouquin, ou avec une fille de sixième que je connaissais depuis l’enfance et les autres petits qui eux au moins, me jugeaient pas (voire m’admirait car j’étais une ~grande troisième~). Je me suis toute l’année enfermée dans mon monde imaginaire et dans mes obsessions (le Japon, les mangas, la musique) et n’en sortais quasiment plus. Ça m’aidait vraiment à survivre, ça et les amitiés entretenues sur le net.

Autant dire que je suis sortie du collège assez terrifiée des gens qui m’entouraient. En seconde, je passais mon temps à chercher un endroit ou me cacher. l’amie d’enfance citée au dessus était dans ma classe, alors je me suis rapprochée d’elle dans l’espoir de retrouver ce qu’on avait étant petite… Sauf qu’elle avait bien trop changé, et que du coup je me retrouvais encore avec Laura, qui continuait à se comporter de la même façon.

Le problème avec Laura, c’est que je savais que si je l’envoyais chi*r, elle rendrait ma vie encore plus impossible. Elle monterait tout le monde contre moi. Alors je la laissais venir vers moi et me massacrer a petits feux. C’est bien ça le problème avec les gens toxiques comme ça, on peut pas se libérer.

Je me haïssais,  j’avais des comportements dépressifs que je ne détaillerai pas ici, je ne dormais plus et je sautais les repas pour ne pas manger seule à la cantine.

Je pense que si je n’avais pas – internet – les gens que j’ai rencontré à cette époque, je ne serai plus ici. L’été d’avant, j’ai rencontré sur le net deux filles qui habitaient près de chez moi. On aimait les mêmes choses et on est devenues amies. Elle demeuraient mes seules vraies amies, malheureusement pas dans le même lycée mais elle m’ont appris qu’il y a une vie en dehors des cours et qu’il y a des gens bien en dehors de ça.

Ce fut la dernière année, mais probablement la pire, parce que j’étais à bout que tout le monde se marre quand je parle, qu’on me dise que j’étais nulle et débile tout le temps. Les quelques nouvelles amitiés que j’ai réussi à nouer étaient soit superficielles, soient décevantes (je me souviens d’une fille qui a fini par me balancer tout ce que je faisais mal et à quel point j’étais débile et bizarre. J’ai pleuré pendant deux heures après). Je ne pouvais pas marcher dans les couloirs quand il y avait trop de monde parce que j’avais l’impression qu’ils se fichaient tous de moi. Je ne pouvais pas regarder les gens dans les yeux, j’avais peur de tout le monde et le seul désir que j’avais chaque jour était de me cacher dans un trou pour toujours. Mon prof de maths en rajoutait une couche en trouvant une excuse pour m’humilier à chaque cours devant toute la classe.

Après ? 

Je ne sais pas si les gens sont plus matures en Première L, ou si j’ai commencé à me sentir un peu mieux grâce à mes vraies amies cette fois, mais l’ambiance là bas était beaucoup plus calme. Je me suis fait une amie, puis trois. On était un petit groupe, et le reste de la classe était pas toujours très tendre, mais ça passait. Et puis je n’avais plus que des cours ou j’excellais ; français-littérature avec un prof génial et passionné, histoire-géo… Ma moyenne a gagné trois points ! Je suis devenue plus ouverte et moins timide, tant que je sortais pas du cadre de ma classe.

Le seul gros évènement c’est quand je suis allée en Italie et qu’un groupe de filles (de mon ancien collège bizarrement) ont passé le voyage à vouloir me « casser la gueule » parce que j’ai osé leur dire qu’elles faisaient chier le monde a mettre la musique à fond au fond du bus. Je l’ai dit à mon prof qui m’a retrouvée en crise d’angoisse après qu’elles m’aient prise à part A SIX (!!!), et puis de toute façon elles étaient dissipées et chiantes donc ils les a remise en place. HAH.

Bon, le truc c’est que ça a continué après le voyage, les menaces. Toujours à attendre que je sois seule pour m’encercler, à part, dans un couloir. Le truc rigolo c’est qu’au bout d’un moment Laura les a rejoint. Je commençait à être contamment terrorisée quand même, alors je l’ai dit au CPE.

LE CPE LEUR A JUSTE DIT QUE LA PROCHAINE FOIS ELLES AURAIENT UN AVERTISSEMENT.

Vérité mes chers, l’administration en a rien à faire qu’une élève soit constamment terrorisée. Elles ont juste su que j’avais peur et se sont encore plus fichue de moi. Heureusement elles m’ont jamais frappée, et on était autour de mai/juin donc après elles sont parties et c’était réglé.

Après ça, c’était fini. ENFIN

Voilà, je comprends que cet article soit hyper long et compliqué mais on peut bien comprendre pourquoi je sois autant terrorisée par certaines choses maintenant. Je ne supporte pas les critiques, j’ai tout le temps peur qu’on me rejette et j’ai énormément de mal à changer de classe ou à rencontrer des gens nouveaux. Grâce au théâtre j’ai réussi à sortir de ma phase « je m’enfuis en courant dès qu’on me parle » comme en seconde,  à me cacher tout le temps, mais c’est encore assez difficile avec les inconnus. Mon estime de moi est assez désastreuse même si le diagnostic de dyspraxie a aidé d’une certaine façon. Le harcèlement laisse des conséquences énormes et qui durent plusieurs années,  je sais très bien qu’on pourra pas me faire remettre les pieds dans un collège sans me faire pleurer et c’est encore assez dur d’en parler. 

  • Un enfant qui vit ça a besoin de parler, mais il faut l’amener à parler parce qu’il ne le fera pas forcément lui-même. Au bout d’un moment, on commence à penser qu’on le mérite, moi je pensais que c’était normal et que c’était de ma faute, ou que j’étais juste trop sensible, alors je ne me plaignais presque jamais. Jusqu’en troisième/seconde j’étais même souriante à la maison parce que tant que j’étais pas au collège, j’étais heureuse d’être chez moi. Ceci dit ça m’est arrivé, de rentrer en larmes parce que « mon amie me parlait plus ». Des fois il faut chercher plus loin que ça.
  • Je ne sais pas comment empêcher un enfant d’être la cible des moqueries. Sinon je l’aurait appliqué à moi-même. J’avais tout fait pour essayer d’être comme les autres à une époque, à m’habiller pareil, à m’entraîner à parler plus vite pour qu’on arrête de me dire que j’étais lente, mais ça ne marchait jamais alors j’ai laissé tomber et ai fini par afficher ma différence dans mon style vestimentaire « puisque de toute façon tout le monde me déteste déjà ».
  • APPRENEZ AUX ENFANTS A NE PAS HARCELER. Ce n’est jamais, oh non, JAMAIS, la faute des victimes. Pourquoi on essaye d’apprendre à un gamin les façons de rentrer dans le moule pour ne pas être une cible ? C’est prendre le problème à l’envers et de nombreuses fois, ces enfants entendent « tu a qu’à essayer de t’intégrer » de la part de leurs profs. « Fait plus d’efforts » « C’est de ta faute. » NON. La vérité, c’est qu’il faut enseigner aux harceleurs le respect et leur montrer les conséquences de leurs actions. Pas le contraire. Et le respect, ça commence à la maison.
  • Je pense qu’il ne faut pas hésiter à changer d’établissement mais être très vigilant parce que ça dit pas que ça recommencera pas (c’est très triste à dire). Je pensais qu’arriver au lycée changerait tout. Grave erreur. Mais parfois effectivement, en choisissant très bien le nouvel établissement ça peut faire des miracles dans certains cas. Il faut essayer.
  • Par pitié, soyez à l’écoute. Il n’y a rien de pire que d’entendre « t’es paranoiaque » ou « c’est de ta faute » quand on essaie de se confier, et oui c’est du vécu.
  • Les activités extra-scolaire, ça peut être bien. Pour se rappeler qu’il y a une vie en dehors de l’école. Je faisais de la danse en 4ème, et comme vous pouvez l’imaginer, pour une dyspraxique j’étais complètement nulle 😀 mais ça me faisais énormément de bien au moral parce que je me défoulais et c’était un peu mon moment à moi. J’ai du arrêter l’année d’après parce que mes harceleuses ont décidé de se ramener.
  • Des fois les profs s’y mettent aussi, sachez-le. Très très souvent on se fait des films qu’un prof nous déteste, mais des fois c’est vrai..
  • Demandez de l’aide. Au moins un suivi psychologique, avant que la dépression ne s’installe.
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6 réflexions sur “« Maman, tout le monde me déteste »

  1. Merci pour ce témoignage bouleversant, je me rend compte que les conséquences psychologiques que je vis aujourd’hui sont exactement les même que les tiennes…

  2. moi aussi je vie ce calvaire tout le temps. moi, ça vient du fait que j’ai des gaz. depuis toujours j’ai des gaz et quand je venais et vais toujours à l’école, j’essaie de tout faire pur ne pas montrer cette faiblesse mais des fois je n’arrive pas à me contrôler et on se moque de moi,on me jette des mots difficiles à encaisser. et on me harcèle toujours. j’ai beau essayer d’expliquer que c’est une maladie qui provoque ça et que c’est pas de ma faute je ne le fais pas ex pré mais on me montra toujours des attitudes hostiles. et quand mes camarades de classe son gentille avec moi c’est qu’ils ont besoin de mon aide. puis après, ils continuent leurs agissements. je suis alors très complexés à l’idée d’aller à l’école et je ne me sent jamais à l’aise avec les gens que je connais pas et je suis devenu comme homophobe. j’ai vraiment besoin d’aide. ça me soulage de vous parler de sa car ici, je me suis assez renfermer sur moi même et je n’en parle jamais. disons que je n’ai même pas d’ami à qui en parler.

  3. Même si ton message date de plusieurs mois, je tenais à te dire qu’il m’a vraiment bouleversé. J’ai vécu la même chose. Se taire en classe parce qu’à chaque fois qu’on parle on entend des remarques ou des rires dans son dos. Ne pas s’habiller de telle ou telle façon parce que là encore, tout est sujet à moqueries.
    Je n’osais plus intervenir en classe, que ce soit au collège ou au lycée, parce que j’avais l’impression d’être complètement hors sujet, de répondre faussement alors que j’étais plutôt bonne élève, et au fond, peut-être que c’est ça qui dérangeait.
    J’étais proche des profs, parce qu’au moins eux ne se moquaient pas de moi. Lorsque la récré sonnait j’avais toujours qqch à leur dire, comme si je voulais raccourcir ce moment où je me savais la cible des moqueries. Parfois je ne voulais même pas sortir de la classe, sachant que dans le couloir m’attendait l’humiliation publique, les petites remarques assassines dites à voix basse mais suffisamment forte pour que je les entende.
    Et le pire ce n’était pas l’école en fait, le pire c’était de rentrer chez moi, en larme, d’expliquer ce qu’il m’était ENCORE arrivé dans la journée, ce qu’on avait pu me dire et entendre pour seule réponse : « Remets-toi en question aussi, ce n’est pas forcément que la faute des autres ! ». Ca c’était la pire des choses que je pouvais entendre, car non seulement j’étais humiliée dans la journée, mais une fois chez moi je ne trouvais aucun réconfort.
    Ma seule chance a été de rencontrer ma meilleure amie en 4e, nous avons partagé 2 années de collège où nous nous soutenions l’une l’autre. Nous n’étions pas dans la même classe en 4e, mais en 3e oui. Nous ne sommes pas allés au même lycée, mais nous continuions à nous voir lorsque cela était possible et encore aujourd’hui, 13 ans après nous sommes toujours meilleures amies, bien que chacune ait fait sa vie et habite des villes différentes. Nous pouvons passer des mois sans nous voir, sans nous appeler, nous savons qu’il est possible de compter l’une sur l’autre et nous avons toujours l’impression que notre dernière rencontre était hier ! 🙂
    Cette amie m’a sauvé, si je ne l’avais pas rencontré, je ne sais pas comment j’aurais fait.
    Pour autant les années de lycée n’ont pas été simples car l’humiliation se poursuivait comme je l’ai dit plus haut et il n’était pas question que je me plaigne puisque de toute façon, c’était soit-disant de ma faute…
    J’ai appris avec le temps à me fondre dans le moule, à essayer de m’intéresser aux même sujets que les autres, ou du moins faire semblant, pour avoir l’impression de faire partie d’un groupe. Mais ce n’est pas un exercice facile, on se s’improvise pas fan d’une certaine musique du jour au lendemain ! En classe j’étais à côté d’une fille, sympa oui, car elle ne me critiquait pas, pas en face en tout cas et dans mon dos je ne sais pas, c’était ma camarade de classe, uniquement de classe. En sortant du cours, elle partait avec ses copines et moi avec les miennes, c’était une amitié à temps partiel. Mais au moins j’avais quelqu’un avec qui discuter, avec qui partager, même si je restais toujours sur mes gardes.
    Encore aujourd’hui j’ai du mal à accorder ma confiance et je me sens bien trop souvent seule dans mon groupe d’amis. Pas les même centres d’intérêts, pas les mêmes envies, etc…

    Mais ce que je redoute le plus, c’est de voir mon fils aîné suivre le même chemin. Ca, ça me terrifie, car étant passée par là, je ne sais que trop bien tout le mal que ça peut faire… Et ça semble être le cas, avec comme toi, des instits qui ne le guident pas, mais au contraire le rejettent à cause de sa dys..fférence !

    Alors merci, merci pour ton témoignage qui a fait ressurgir de nombreuses émotions que j’avais tenté d’enfouir au fond de moi et qui m’offrent les armes suffisantes pour affronter les batailles auxquelles est confronté mon fils. Car mon expérience, aussi malheureuse qu’elle soit, me sera bien utile pour affirmer mes choix et juger de ce qui sera le mieux pour mon fils.
    Peut-être qu’à l’occasion j’irai voir un psy pour moi, ça pourrait être pas mal. Je suis peut-être dys ou HP sans le savoir. 😉

  4. Si les gens deviennent différent c est parce qu il veulent se faire aimer de tout le monde et aussi si tu as peur de tes professeurs et que est angoisser dit toi que les prof de suer sont tes copines sent parler comme avec tes copine par contre et je sais ce que c est de se moquer quelques un tout le mon traité de du monde parce que j ai des grandes oreilles et ce qui me dise sa j imagine qu ils sont invisibles ou sinon je les traite sur quelque chose qu il leur font tort souvent c est le physique mais il de faut te dire que peut un porte les moqueries essayés de passer au dessus et après cette expérience tu seras plus forte dans le mental même si tout le monde est contre toi tu toi faire tout pour au sinon tu pleure et tu en parle à un adulte et il d aideras à trouver un solution à ton pro blême moi aussi je vis tout sa même ma propre famille est contre et presque tout ma classe ne M aime mais j essayé de faire tout mon possible pour que les gens qui ne M aime M aime je sais que c est par très facile mais j essayé d y arriver je sais je suis un garçon et je pleure et ma mère me voit elle vient me consoler essayé d aller voir quelques un qui pourras te comprendre ma mère la vécu mais du autre manière dans la vie il faut combattre tout le monde qui te déteste et ma mère pour me faire rire elle dit que je suis fou que je dois aller voir un psychologue et moi je lui dit Mdr mais des qu on y y insulté ou autre choses tu en parles avec une personne qui est majeur et assez grande pour comprendre ce que tu vie quand tu vois tout le monde joyeux sa y anéanti encore alors que sa doit au contraire d an courager et en plus la vie est très courte alors arrêt de morfondre et profite de ta vie tu gâche ta vie en pleurant on te disant que tout le monde ne y aime pas car il y a au moins une personne ou même plus qui va y aimer quelque part mais pense à tes parents parce que quand tu pleure tes parents sont triste pour toi mais si tu jeux ou joyeuse et tes parents sont joyeux j espere que mes conseille vous aideront et penser bien que la vie est courte et qu il faut sa batre

  5. Je te comprende ca a du être dure pour toi… Moi je suis fans une situation delicate… J’ ai dénoncée un élève qui m’avait poussé, renversé du jus dans les cheveux et sur mes habilles, MIS de la boue sur mon pantalon… Bref, je les dénoncé au comité de discipline et il a été renvoyer parce que c’était pas la 1 fois et maintenant toute l’école est sur mon dos. J’ai recue des menaces du quoi on allait me pourrir la vie, que j’avait gagnié que la1 partie … Bref aider Moi s’il vous plait

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