« C’est trop fort ! » « Ça me gratte ! » Les dyspraxiques, ces hypersensibles

Bonsoir !

Avant d’attaquer le sujet, un grand merci pour vos commentaires. Ça me fait plaisir de voir que j’aide du monde !

 

Il y a une partie de la dyspraxie que tout le monde n’a pas mais qui reste assez fréquente, mais on en parle jamais et c’est l’aspect sensoriel. On le sait, les dys sont hypersensibles émotionnellement mais ils peuvent aussi l’être sensoriellement (ce mot n’existe pas d’après le correcteur orthographique, je proteste). Il y a des cas contraires, aussi, être hyposensible. C’est souvent un mélange des deux, par exemple je suis hypersensible aux sons mais hyposensible au niveau du toucher. Ce sont des problèmes qu’on retrouve dans l’autisme, en fait.

Chez moi, ça se manifeste surtout par une hypersensibilité aux sons. De manière générale je n’aime pas l’agitation, avoir beaucoup de gens autour de moi, des foules, ça me stresse beaucoup, alors quand en plus il y a beaucoup de bruit, ça me fait trop de choses et je deviens très très nerveuse. Je ne supporte pas quand il y a pleins de gens qui parlent fort, ça me fatigue beaucoup. Et si ça dure trop longtemps, au bout d’un moment je deviens sèche et énervée jusqu’à ce que je parte en crise de nerfs.

Une pause de cinq-dix minutes dans un endroit silencieux de temps à autre suffit à éviter ça en général. Je passe souvent pour une asociale et une « trop émotive » dans la famille parce que je ne supporte pas les repas de famille trop longs, tout le monde crie et parle trop fort. Quand j’étais petite, ça s’est jamais vu parce que je partais de table assez vite, mais maintenant que je suis parmi les « grands », je suis censée rester à table, et je finis épuisée, si je craque pas avant. Mais comme c’est arrivé deux ou trois fois maintenant, on me laisse me sauver assez souvent pour pas que je devienne désagréable !

Je me souviens d’une partie de Laser Game super fun avec des amis ; jusqu’à ce qu’on fasse une partie en « black out ». Pas de lumières. Bon déjà, autant dire que je me suis pris la plupart des murs en pleine tête (je vous raconte pas les bleus le lendemain, une vraie blessée de guerre), mais le problème c’est surtout que tout d’un coup ils avaient monté le volume de la musique bien plus fort qu’avant, et j’ai fini par hyperventiler dans un coin au lieu de jouer parce que ça me mettait dans un état de stress et de nervosité invivable. Je sais pas comment décrire ça, on a juste envie d’hurler, ou d’aller se cacher, ou de pleurer (ça m’est déjà arrivé de fondre en larmes comme ça), ou peut-être tout ça à la fois.

Au niveau du toucher, j’ai toujours besoin de porter un débardeur ou quelque chose d’assez moulant sous mes chemises, sinon je sens les coutures et le tissus fait trop rèche sur ma peau. Jamais de chemise à même le corps, iiirk ! J’aime bien les tissus assez doux. Par contre, je suis un peu hyposensible au niveau des mains, alors j’aime bien tout toucher, je peux me passionner pour une texture et passer mon temps à la toucher, à jouer avec, ça a un côté très calmant et relaxant. J’aime bien tout ce qui est doux mais aussi les choses un peu texturées, comme certains jouets pour bébés.
Quand j’étais petite, je ne portais que les pulls tricotés par ma grand-père avec de la laine super douce. Les autres, ils piquaient. :p

Oh, et j’aime pas trop qu’on me touche sans me prévenir. Je suis super réactive.

Ça touche le goût aussi, et ça je crois que c’est le plus voyant chez moi, parce que, bon, en gros : « JE N’AIME RIEN ». J’ai une grosse aversion pour à peu près tous les légumes de la terre, je préfère les pâtes et les pommes de terre. Et certaines viandes, mais les steak hachés c’est mieux. Tout ce qui est cuit et mou me rend folle. J’ai horreur de la sauce dans les crudités, et je ne supporte pas la pulpe dans le jus de fruits. Pleins de petites choses comme ça. Petite, je pleurais la veille si je savais que je mangeais à la cantine, et je détestais goûter de nouvelles choses. La viande il faut qu’elle soit très, très tendre, sinon je n’arrive même pas à la mâcher  et pas un seul morceau de gras parce que c’est gluant et c’est horrible. Les oignons aussi c’est gluant d’ailleurs. Et les tomates ont une texture bizarre aussi. Bref, je suis difficile. J’ai l’alimentation d’un enfant de 5 ou 6 ans.

Ah, et j’aime bien mâchouiller des trucs. Les sucettes et les chewing gum c’est magique, et sinon j’ai tout le temps les doigts dans la bouche…

Je sens pas grande différence au niveau de l’odorat pour moi, mais certaines personnes atteinte de problèmes sensoriels auraient un super nez. 

Pour ce qui est de la vue, c’est vrai que j’ai les yeux assez sensibles. Je déteste les néons, ils rendent mes feuilles blanches trop brillantes et me donnent des migraines à la fin de la journée. Par contre du coup, je suis fan de tout ce qui est veilleuses, bougies et lumières tamisées. C’est très relaxant..

 

Si vous voulez plus d’informations sur les problèmes sensoriels, je conseille plutôt d’aller voir du côté des sites qui portent sur l’autisme, ils ont bien plus d’informations. Celui ci est assez bon, il est clair et concis : http://www.participate-autisme.be/go/fr/mieux_vivre_avec_autisme/les_problemes_sensoriels/hypersensible_ou_hyposensible.cfm

En plus il y a des choses que je n’ai pas mentionnées, et maintenant je me demande si le fait que j’adore être en hauteur ne vient pas de là aussi… J’ai fait de l’escalade étant plus jeune, et je n’ai presque jamais eu le vertige ! Au contraire, le plus haut je suis, le mieux c’est.

 

  • Se calmer ??

Vous vous demandez sûrement comment se réguler quand quelque chose nous gêne ? Comment je fais quand il y a trop de bruit et que je peux pas me sauver ?

Le mieux c’est quand même de partir, mais j’ai deux trois petits trucs. Généralement, toucher quelque chose, une texture qui me calme, ça aide un peu à oublier le brouhaha dans mes oreilles. Pour ça, j’ai une collection de petit jouets antistress.

Le but, c’est de me concentrer sur le toucher pour pouvoir oublier un peu mon ouïe (c’est un peu compliqué à expliquer, mais c’est le même principe que les stéréotypies des autistes. En général, ils font des mouvements répétitifs pour les mêmes raisons, ça les aide à réguler leur environnement extérieur. C’est pour ça qu’en plus, j’ai aussi beaucoup de tics.) J’ai une balle antistress à serrer, des petits casse-têtes, des tissus que j’aime bien toucher… Et une paire de boule quiès toujours dans mon sac au cas où. Mais quand je sors en ville en général, je ne quitte pas mon casque à musique.

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Les tangles sur l’image, ce sont mes préférés. C’est tout petit, on peut les tordre dans tous les sens, et les emmener partout. J’en garde souvent un dans ma poche. Je les achète sur cette boutique ebay : http://stores.ebay.fr/tinknstink

Je crois d’ailleurs qu’ils ont beaucoup de succès parmi les autistes 🙂

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Une magnifique photo où je joue avec mon tangle Relax (c’est le gros modèle, tout texturé, ceux de la photo d’avant sont les plus petits (les tangle Jr)), au top de mon élégance.

D’ailleurs c’est sympa, ils ont pas mal de petits jouets du genre et des petites choses pour l’aide à l’écriture. Tout ce que les anglophones appellent « sensory toys » peuvent aider, on trouve aussi beaucoup de choses qui font de la lumière douce.

Moi j’ai ça

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C’est tout mignon et ça fait une belle lumière bleue dans la chambre, c’est relaxant le soir :).

Bon, honnêtement, je l’ai depuis la 4ème mais j’ai retrouvé le chargeur… hier 😀

On se refait pas !

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27 réflexions sur “« C’est trop fort ! » « Ça me gratte ! » Les dyspraxiques, ces hypersensibles

  1. Par rapport à l’hypersensiiblité j’ai remarqué chez moi , la même chose. Je capte à tel point que je suis une éponge et que quand c’ést négatif cela me pète.J’ai bessoin de récupérer. Mon environement familial est disloqué avec en prime beaucoup de conflits. Donc autant dire que si je veux bien régler les choses en vis à vis , en groupe je mets le hola de suite. Emotionellement mes ressentis sont aigüs .

    « Je sens les gens  » à tel point que j’anticipe et je me gourre rarement. C’est parfois perturbant.

    Au niveau du toucher j’aime bien car parfois aprés avoir par exemple servi du fromage blanc je me ramène bravement à table sans sentir qu’il m’en reste sur le dos de la main. En même y’a des endroits ou je rigole si je suis touché.Quand je suis canalisé et apaisé ça va mieux aussi.ça dépend.

    Quand je sens que je  » bous » ben je file faire du sport , je m’isole ou bien je lance un jeu vidéo voir un gros morceau de musique bien fort .

    • Ah, le sentiment de l’éponge ! Je vois tout à fait ! Quand j’étais au lycée une fois, il y a eu un gros conflit dans la classe, et j’ai du sortir parce que j’étais à moitié en crise d’angoisse même si j’étais totalement en dehors de cette dispute… Je ne supporte pas que les gens se disputent autour de moi, ça me rend folle le conflit :(, du coup quand il y a quelque chose je le sens tout de suite.

  2. J’ai l’impression d’avoir une description de mes enfants ! Tous trois souffrent de dyspraxies et tous trois sont hypersensibles… Merci pour votre témoignage que je vais m’empresser de partager avec eux !

  3. merci pour votre texte je revoit mon petit garçon dans vos ligne il a 6ans et il es dyspraxique merci pour votre temoignage car defois ont me prend pour une folle quand j explique pourquoi mon fils se comporte de tel façon quand il y a du bruit encore un grand merci pour votre temoignage

  4. Comme je retrouve mon fils de 9ans dans cet article…. Ça me permet de comprendre certaines choses! Je vais penser à vos petits trucs!! Merci!!

  5. Pingback: | Association Dyspraxique

  6. Pingback: Temoignage dyspraxie et sensoriel | Association Dyspraxique

  7. Bonjour,

    Mon fils 17 ans, détecté dyspraxique il y a un an. Je comprends mieux ses réactions quand il était enfant, hypersensible, horreur des conflits, très sensible à certaines lumières, les pulls qui grattent, il ne mettait aussi que des pulls tricotés, il adorait les tissus doux (soie, polaire) il porte le même genre de vêtements et de tennis depuis la 6è, (il est en 1ère), mais alors pour ce qui est de l’alimentation je ne me doutais pas que cela pouvait venir de la dyspraxie, à l’âge de 3 ans, il a sélectionné un certain nombre d’aliments (il doit manger à peu près une quinzaine d’aliments) aucune sauce, ni mayo, ni ketchup, aucune viande, il mange la même chose depuis des années, c’est-à-dire des poissons (panés et frais comme le cabillaud, sabre) très peu de légumes mais surtout des haricots verts, frites, pâtes, surtout pas de purée, impossible de lui faire goûter autre chose, avec les années on pensait que cela évoluerait mais rien, toujours pareil. mais c’est un ado très agréable.

    Je vois que vous êtes très courageuse, vous avez mis en place beaucoup de « parades » cela peut donner des idées.
    Merci beaucoup de votre témoignage, pour nous parents c’est « rassurant » cela nous permet de nous déculpabiliser (un peu).

    • Je vais juste répéter ce que ma mère m’a toujours dit : « Le principal c’est que tu manges ». C’est vrai que ce serait mieux de plus varier, mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a 🙂

      C’est à peine conscient, toutes ces parades, j’ai fait ça tout le temps étant petite alors j’ai seulement réalisé avec le diagnostic… Maintenant j’ai plus qu’à les améliorer !

      De rien en tout cas, j’en apprends autant que vous en partageant, je trouve ça fascinant que tous les dyspraxiques soient quand même tous assez uniques au final, alors j’aime bien lire toutes les petites histoires 🙂

  8. Merci pour ce partage, très concret et qui nous aide, en tant que parents de dyspraxiques, à mieux comprendre nos enfants chéris et à les aider ainsi à mieux vivre leur quotidien ! On en redemande encore, et encore !

  9. Bonjour Eli, je viens de tomber sur votre témoignage qui me touche beaucoup. Maman d’une jeune fille dyspraxique de 14ans1/2, je cherche en permanence à comprendre ce qu’elle ressent, mais à cet âge, pas toujours facile de s’exprimer. Cela me permet d’avoir une meilleure idée de sa façon de percevoir le monde. Elle a toujours été hypersensible, en particulier au bruit. Une séance de cinéma est plutôt un cauchemar pour elle sans boulequies, ne parlons pas des feux d’artifice! Bref je pense que lire ceci va lui permettre de se sentir un peu moins seule encore, de comprendre que d’autres vivent la même chose qu’elle, car pas toujours facile d’être comprise quand on est dyspraxique et en tant que maman, pas facile à accepter de voir son enfant rejeté. Juste une question que je me pose depuis longtemps: quand vous étiez petite, mettiez vous facilement des choses à la bouche? Car ma fille l’a fait jusqu’à 8-9 ans au moins, et je n’ai jamais su si cela était lié ou non à sa dyspraxie. Encore merci de nous faire partager votre expérience, bon courage pour la suite de vos études.

    • Contente que ça aide 🙂

      Aaah, les choses à la bouche, j’avais des mouchoirs en tissu en guise de doudou la nuit, et je passais mon temps à les machouiller… (mes grandes soeurs étaient super heureuses quand je leur tendais un mouchoir plein de bave le matin, je crois les avoir un peu traumatisées.)
      Je le fais toujours un peu en fait, j’ai tendance à me mordiller les doigts assez souvent.

      • merci Eli, c’est gentil de prendre le temps de répondre. En fait j’ai plein de questions, mais je ne veux pas abuser. Disons que je m’interroge beaucoup sur l’avenir de ma fille, sur sa future vie d’adulte, sur sa possibilité ou non de passer le permis de conduire, sur sa capacité à s’assumer seule, sachant que l’organisation et la gestion de l’espace sont de vrais points noirs, etc… Bref des questions de maman! Nous habitons dans le 77, près de Disney. Au cas où nous pourrions nous croiser un jour 😉

  10. Cri-Cri => Apparemment je peux pas répondre aux réponses de réponses de commentaires (euh.. je crois). Ou alors je suis pas douée ??
    Mais bon c’est normal, au pire je pense être ici un moment alors vous pourrez poser vos questions tout doucement ! Bon moi, le permis de conduire je ne l’ai pas, mais c’est plus par peur qu’autre chose. Et je préfère me concentrer sur les cours… je suis pas très gênée pour le moment parce que j’ai pas mal de transports en commun là ou je vis.

  11. Trés,trés beau témoignage je suis moi même un dyspraxique de 24 ans ma dyspraxie as été découverte à 18 ans seulement, autrement dit j’ai du vivre 18 ans avec ma maladresse et les moqueries des autres en me croyant réellement « nul » comme ils le disaient, heureusement le fait d’avoir été diagnostiqué m’as fait prendre confiance en moi et aujourd’hui j’en fait une force, à quel age as tu été diagnostiquée ?
    En tous cas encore bravo continue comme ça il faut faire découvrir la dyspraxie au gens, dans l’imaginaire des gens un handicap est quelque chose qui se voit il faut donc leur faire comprendre que oui il y as aussit des handicaps qui ne se voient pas j’apporte de mon coté des témoignages sur mon parcourt au cours de forum sur la dyspraxie en éspérant que dans les années à venir nous pourront égallement aider la jeune génération dys.
    Arnaud

    • On est pareils ! J’avais 17 ans au diagnostic, et il était temps parce que je suis allée chez une neuropsychologue qui ne s’occupait pas des adultes… un an de plus et je n’étais plus considérée comme une ado.. -_- Et je comprends tout à fait le fait de s’être senti idiot et nul pendant tout ce temps..
      Merci ! 🙂 oui c’est pour ça que j’essaie de parler un petit peu des autres dys et de l’autisme aussi, c’est très très peu représenté (ou alors de façon très fausse), il faut faire bouger tout ça..

  12. Bonjour Eli, une suggestion de la part de ma mère: pourquoi n’écrivez-vous pas un livre sur votre histoire? Il n’en existe aucun à ma connaissance venant d’un dyspraxique, et comme vous avez l’air très à l’aise à l’écrit, et avoir beaucoup d’humour, cela pourrait fonctionner. Qu’en pensez-vous?

    • J’y ai pensé honnêtement, mais je pensais que je pourrais transformer une partie du blog en livre après assez d’ancienneté.. Mais merci, il faut y réfléchir 🙂

  13. Pingback: Surcharges sensorielles et crises de panique | Les meubles m'en veulent : Dyspraxie et neurodiversité

  14. bonjour je suis une mamie qui s inquiète pour ça petite fille qui a une dyspraxie Visio spatial on nous a même dit quelle était dyspraxique massive c est sur ma petite fille Cassandra elle a était placée en cliss mais du coup tout est aménagé pour quelle réussisse et elle s en sort tres bien !!!! part contre Cassandra mène beaucoup d objets dan la bouche elle le fait de moins en moins mais cela m inquiète et du coup elle aussi . 2 em problèmes elle bave et elle est gênée devant ses copain comment l aidée ou allée pour cela???

  15. Je suis dyspraxique visuo spatiale et j’ai une grande sensibilite aux bruits. Je m’enerve assez facilement quand trop de monde ou de bruit lol

  16. Ta façon d’écrire dédramatise la dyspraxie, c’est doux pour mon coeur de maman d’un trésor de 9 ans atteint de dyspraxie et que je reconnaît 100% dans ce que tu écris. Merci!! Tes trucs mon donné plein d’idées 🙂

  17. Merci ,pour ce témoignage !j’ai bientot 37 ans ,j’ai été diagnostiquer,il y a bientôt 2 ans,et je me sens trés proche de ce que tu peux ressentir et vécu…

  18. Pingback: Tuyaux pour petites et grandes angoisses | Les meubles m'en veulent : Dyspraxie et neurodiversité

  19. Je viens d’enlever mon fils de 8 ans de la cantine, trop sensible au bruit. Je suis triste car je lui ai imposé ce douloureux moment pendant de nombreuses années sans trop me poser de questions. Car il y a déjà beaucoup « à adapter ». Et c’est hier quand j’ai téléphoné à la cantinière pour lui expliquer que mon fils venait d’avoir un appareil dentaire et que nous allions faire une pause car il ne peut rien mâcher . Elle m’a dit que la cantine n’était pas un endroit pour lui. Que ce n’était pas reposant. Et puis quelle me dit que déjà en fin d’année dernière c’était horrible pour lui, il devenait agressif, très fatigué. Mon fils est fatigable car tout lui demande des efforts. J’ai le cœur en compote, j’ai mal pour lui. Heureusement qu’il a des grands parents super qui vont pouvoir le prendre pour manger le midi. Même si je leur demande déjà beaucoup (l’emmener au différentes séances : ergo, psychomot….)Il a toujours eut des sensations prononcées quand on lui coupait les cheveux, des tee shirt avec des coutures qui grattent, le bruit, n’aime pas la purée, pleins d’aliments qu’il n’arrive pas à mâcher, problèmes d’élocution par contre un vocabulaire et des pensées qui ne sont pas de son âge….Il est très affectueux avec moi et son papa aussi.J’ai toujours l’image d’un garçon devant un mur immense dans tout ce qu’il voudra accomplir même plus tard (permis de conduire, travail.).Cela me fait peur même si j’essaie d’être positive la plupart du temps .J’ai peur que l’on se moque de lui, car on ne se moque pas d’un handicapé moteur « visible », mais plus de quelqu’un de différent et qui n’a pas forcément les réactions appropriées en vers les autres. Je veux que mon fils soit heureux et préservé de la méchanceté humaine. Il est ce que j’ai de plus cher au monde.C’est un enfant extraordinaire qui m’a, par sa différence, ouvert les yeux comme quoi il faut éviter de normés les enfants, et accepter la différence. Je m’emporte , mais j’ai mal au cœur.

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